La D2 perdra un groupe en Finistère en 2018/2019

Le 17/06/2017


L'acte fondateur de Pleyben du 19 novembre 2016, avec la naissance du district du Finistère, a vécu sa première turpitude et désaccord de vue. Ce samedi matin, à Landivisiau, pour la seconde assemblée générale commune, le district du Finistère a vécu un premier virage important pour son historique. Une discordance d'esprit achoppant sur la D2 senior avec un passage voulu par la commission du district de 11 à 10 groupes à horizon 2018/2019 et le voeu défendu par Dominique Kervéant, dirigeant du FC Quimperlé, de se projeter sur 12 groupes au lieu de 11 en 2018/2019. Avec 40.221 licencié(e)s, le 40.000 licencié a été dépassé par un joueur de l'AS Tréméven, le comité du Finistère est le deuxième en nombre de la ligue, après celui d'Ile et Vilaine. A l'aube d'une saison jalonnée de défis, comme rappelait Alain Le Floch, dans son intervention d'entrée, le district du Finistère en a eu un aperçu fort avec une double-intervention appuyée de Dominique Kerveant et Luc Tréguer, président de Coataudon Guipavas sur une réalité de la représentation réelle du football amateur au sein du bureau de la fédération française de football (la FFF est dirigée massivement par les 40 clubs professionnels de Ligue 1 et ligue 2 qui détiennent selon Luc Tréguer, 37% des votants. Les 15.000 présidents du football amateurs n'ont droit à aucune voix au bureau de l'élection fédéral). Au final, la voie démocratique a choisi d'opter pour un projet porté par le district pour le projet jeunes et également sur le projet d'un passage d'une division 2 de 11 groupes à 10 à horizon 2018/2019.

Jean-Yves Le Droff défend le projet du distrcit, Dominique Kerveant se fait le porte-parole des clubs

Jean-Claude Hillion et Alain Le Floch, président de la ligue et du district du Finistère

Dominique Kervéant, acteur majeur de cette seconde assemblée du district du Finistère

Une assemblée générale bien représentée à Landivisiau,ce samedi matin.

Cette assemblée de football du Finistère se promettait d'être saignante avec un vif débat pour le passage de la D2 senior à 10 ou 12 groupes en 2018/2019. Cette importance marquée justement par Christian Scordia, dirigeant aux GMH Plomodiern, entre un choix privilégiant un accroissement du niveau sportif en district (défendu par la commission sportive du district) et un autre plus solidaire dans l'intérêt des "petits" clubs, en lien avec une solidarité pour la vie communale. Balayant les arguments, Jan-Yves Le Droff, vice-président de la commission sportive et Dominique Kervéant, représentant du voeu proposé, ont opposé deux visions différentes. 

Le vote a été serré tout comme le débat entre deux camps manifestement en désaccord. Par 265 voix contre 187 voix, le projet défendu par le district du Finistère a obtenu gain de cause avec un passage à 10 groupes en 2018/2019 de la D2. Le calendrier sera le suivant pour la prochaine saison de district. 

En D1, 6 groupes avec à la clé 7 montées en R3, les six premiers ajouté sous réserve du meilleur deuxième, la D2 partira sur 11 groupes avec 18 montées finales, le premier et les sept meilleurs deuxièmes pour 27 descentes en D3, les deux derniers et les six moins bons 10ème. En D3, 12 groupes avec 15 montées pour les douze premiers et les trois meilleurs deuxièmes pour . En D4, 18 montées en D3 suivant un principe similaire au championnat jeune, de deux phases par championnat, une poule haute et basse. En résumé, 58 montées pour 75 descentes.

Sur la saison 2018/2019, la D1 ne subit pas de modification, la D2 avec 10 groupes, le premier est assuré de grimper tout comme les huit meilleurs deuxièmes. Les deux derniers descendent en D3. En D3 12 groupes de 12 équipes avec deux montées pour deux descentes. En D4, 13 groupes de 12 équipes avec 24 montées pour 24 descentes. 

A l'instar du projet senior, le district du Finistère a vu valider sa proposition à l'assemblée pour les jeunes. A noter aussi que le club de Brest Benetton ne repart pas en senior sur ces deux équipes sur la saison prochaine. Ce virage pour une meilleure densité sportive en district prend le pouls d'une trajectoire régionale portée par le district du Morbihan et l'Ile et Vilaine et plus largement sur un plan national.