La fédération française de tennis aime-elle vraiment les interclubs D1?

Le 06/12/2016


La fédération française de tennis aime-elle vraiment les interclubs D1? Cette question n'est que la conséquence d'un constat fait sur place, à Lannion sur la première journée de samedi, à la finale masculine des championnats de France D1 entre le TC Quimperlé et le SATC Saint-Amand Le Hainaut. 

Alors que dans la semaine précédente la finale des interclubs D1, le site internet officiel de la fédération française de tennis arborait un habillage externe à la promotion de l'évènement, à Lannion, lieu de la finale des interclubs, l'absence de visualisation du logo de la FFT a crée un semblant de vrai malaise. Pas de bâches de fond de court, qui symbolisait l'évènement, au contraire, le TC Lannion avait gardé la leur du tournoi féminin CNGT Open Aziza, trophée Ericssson.

Finale du championnat de France ou finale d'un circuit masculin CNGT?

Aussi au filet, la FFT était simplement absente avec un seul logo de la ligue de Bretagne. Ca pose question du faux-intérêt pour ces interclubs D1. La finale entre le TC Quimperlé et le SATC Porte du Hainaut Saint-Amand a atteint pourtant des sommets d'émotion avec une fin à suspense complet (3-4, 8-10 dans le super tie-break). Même dans les discours d'après-match, le samedi, la Fédération française de tennis n'était pas représentée dans son bureau fédéral. Marie-Christine Peltre, la présidente de la ligue de Bretagne, et le président du TC Lannion, Olivier Catrou sont intervenus. Tout comme le mairie de Lannion, Paul Le Bihan, mais sans la présence de Jean Gassachin, le président de la FFT, ni d'un membre du bureau fédéral.

Image de marque pour la fédération, au sommet de la pyramide club, le TC Quimperlé et le TC Porte du Hainaut Saint-Amand auraient mérité plus de considération dans une simple reconnaissance de leurs efforts pour monter un budget, pour les dirigeants, supporters, joueurs et partenaires des deux clubs. Lannion est certes loin de Paris. La volonté de délocaliser la finale des championnats de France est louable mais la fédération française de tennis aurait pu faire à minima l'effort d'habiller visuellement l'évènement sur le complexe Jean-Paul Brelivet de Lannion. La FFT repose son socle et sa légitimité sur la pyramide des clubs en France. Qu'elle n'oublie pas que dans le million de licenciés de tennis dans les clubs, elle reçoit une quote-part du prix d'une licence payée par chaque adhérent dans son club d'origine. A mon sens, elle devait au moins faire le minimum sur cette finale D1 interclubs, à savoir faire ressentir la valeur de cette compétition.

Christophe Marchand