Le 28/08/2016

Thomas Brélivet, le booster de Plomodiern

Le round d'observation a été minimale pour Thomas Bélivet, à Kerlaz, ce mercredi soir, au premier tour de la coupe de France. Sitôt la partie enclenchée, le milieu droitier de Plomodiern, explosif dans ses enchaînements dribbles/frappes a multiplié les crochets envers le gardien kerlazien, Morvan Garrec. Quatre frappes puissantes et à rebond en dix minutes, le ton lancé, les joueurs de Ronan Kerfriden avaient ciblé la menace numéro une de cette équipe du Menez Hom. Confirmé par son opposant direct en première mi-temps, Johan Dantec. " A mon sens, c'est le meilleur joueur de cette équipe". A 23 ans, Thomas Bélivet, formé à l'école de football de Plomodiern, a décidé depuis trois saisons de revenir au club de ses premiers ballons tapés. Il aurait la capacité pour jouer plusieurs crans au-dessus mais il ne veut pas casser cette dynamique de club et groupe. Avec en objectif, de faire monter les gars du Menez-Hom en championnat ligue.

En accélération pure sur un côté, Thomas Brélivet est un vrai poison pour ces adversaires.

" Mon rôle est de faire la diférence. J'aime provoquer, faire la différence par des accélérations. Même si parfois, je devrais la lâcher plus vite.  Après ciq ans à la Stella Maris de Douarnenez, de mes 13 ans à mes 18 ans, je suis revenu au club des GMH Plomodiern. Nous n'étions pas loin de grimper l'an dernier mais nous avons payé des suspensions, à commencer par la mienne de 8 matchs, des blessures comme celle de Bastien Robin et un hiver fatal. On revient bien sur la fin du championnat mais il était trop tard pour rattraper les Toros de Plounévézel. Nous devons apprendre à mieux maîtriser nos émotions en match", souligne Thomas Brélivet, droitier mais milieu gauche au GMH Plomodiern.

Capable de fulgurence dans le jeu, être dans une capacité à bien jouer très au-dessus de la moyenne en championnat district, Plomodiern possède les défauts de ces qualitiés. " Il y'a beaucoup de travail à faire avec ce groupe. J'ai un effectif jeune. Nous manquons de gabarits mais nous compensons par une technicité. Le maître mot est de prendre plaisir, à ce niveau, cette notion est l'essentiel. Nous étions capable du meilleur comme du pire, l'an dernier. Battre Plounvezel 4-0 à domcile et se faire remonter trois buts par Châteauneuf du Faou. Nous n'avons jamais maîtrisé un match en entier, horms peut-être celui de Châteaulin B (victoire 2-0). On reste sur la même optique du jeu en mouvement et du jeu au sol. Nous devons faire preuve de constance et moins de suffisance tel certains matchs l'an passé. On veut encore bien figurer dans le championnat sans se fixer d'objectif si ce n'est d'éviter les trois dernières places", complète Sébastien Desaintpol, le coach de Plomodiern.

Avec 90% de joueurs formés au club, les GMH Plomodiern possèdent une forte identité locale. Certains n'héstient pas à faire la route de Brest ou de Nantes pour être présent à la séance du vendredi soir ou à la rencontre du week-end. Talentueux dans ses lignes, les GMH Plomodiern devront faire face à de fortes équipes dans le groupe, à commencer par Châteaulin B, les Paotred Dispount B ou le promu Crozon-Morgat. Avec dans ses atouts, Thomas Brélivet, dont le jeu gagnerait encore plus dans une projection de dribles vers l'avant et une cassure de rythme dans ces enchaînements. Sur les 90 minutes de jeu entrevu à Kerlaz, il est en grande forme et sera forcément à surveiller de près par Gourlizon, ce dimanche dans le second tour de la coupe de France.