Le 12/02/2021

Pascal Piriou, Alain Baugé: unis sur les prochains défis à relever

Malgré la distanciation naturelle entre les joueuses et joueurs, le tennis s'avère à l'arrêt sur les courts indoors et touché aussi de plein fouet par la crise sanitaire. En Bretagne et dans le Finistère, Pascal Piriou, tout nouveau président de la ligue, et Alain Baugé, au comité départemental, font un état des lieux du moment ainsi qu'un ajout des champs d'action à mettre en place pour impulser une nouvelle dynamique à la reprise. Sans visibilité sur une sortie du tunnel, l'espoir est placé dans la reprises des interclubs, au printemps. La crise sanitaire a mis en lumière des nouvelles idées, avec une pratique autorisée pour l'instant à l'extérieur. D'où la nécessité de s'adapter et aborder la question du revêtement du court, avec l'attrait de la terre artificielle, séchant rapidement en quinze/vingt minutes, après une averse, ouvrant de réelles perspectives par son coût moindre et sa durée d'utilisation plus fréquente.

Légende: Pascal Piriou et Alain Baugé font le constat de cette année particulière, en évoquant les pistes de reprise possible.

Cette coupure prolongée de trois mois ajoutée à celle d'un trimestre, à la fin de saison dernière, a entamé les forces vives du tennis breton. La solution est vraiment disparate sur les 394 clubs de l'échiquier breton. " Il y'a vraiment une différence de la localisation, entre les clubs de la côte et de l'intérieur, entre des petites communes et de gros bassins urbains. Nous voulons avant tout faire un travail de fonds pour connaître la situation de chaque club. Certains vont très bien, d'autres beaucoup moins. Les clubs balnéaires gardent un gros espoir avec la saison d'été et les tournois. Nous observons pour le moment une baisse de 10% de nos licenciés, à la ligue de Bretagne. C'est une tendance générale à la fédération française de tennis, même si certaines ligues comme la région Provence Alpes Côtes d'Arzur s'en tire mieux. Le tennis est le deuxième sport français en terme de licenciés, passant juste sous la barre du million", souligne Pascal Piriou.

Effritant la masse de licencié(e)s, cette coupure sanitaire fait s'interroger sur les modes de pratiques, en évolution. " Aujourd'hui, notre plus grande menace à long terme est la pratique libre du tennis, hors club. L'inconnu est situé à la reprise de la nouvelle saison, en septembre. Comment va-on repartir? La fédération française de tennis a prévu un gros plan de relance. 800.000 € seront débloqués en fond de soutien. Charge à nous de bien connaître les besoins de nos clubs au particulier, pour pouvoir répondre et cibler leurs besoins", reprend Pascal Piriou.

Dans ce plan d'action, Alain Baugé, le président du comité départemental du Finistère, est également sur cette même ligne. Réelu pour un quatrième mandat consécutif, à l'assemblée générale à Carhaix, en octobre ( la dernière en présentielle), il penche aussi pour une autre manière de fonctionnement. " On réfléchit à des ouvertures différentes. Une cotisation au trimestre, au semestre ou à l'année, selon l'usage. Ca peut aussi entraîner ce manque de sports, un effet positif en septembre. On ne sait pas. Nous avons aussi un bassin d'emploi avec 350 éducateurs professionnels ( BE) en Bretagne. On espère repartir au printemps avec les interclubs. Entre la réouverture et la fin de la saison, notre objectif commun est de placer un maximum de séances".

Dans ce versant inédit, les courts en terre artificielles apparaissent la clé, une solution idéale et intéressante financièrement parlant pour les communes. " Beaucoup de nos courts extérieurs sont en résine, béton ou terre battue, avec un handicap clair en cas de pluie. Les nouveaux matériaux en terre artificielle sont très intéressant. Dès qu'il ne pleut pas, on peut jouer en extérieur. On s'est aperçu que les Finistériens ne savaient pas jouer dehors. Ca peut permettre d'étendre la pratique, allonger les temps de jeu, dans une année, avec ces nouveaux courts", rajoute Alain Baugé.

En interrogation mais aussi anticipation, les dirigeants du tennis breton étaient régulièrement sur l'Open de Quimper Bretagne Occidentale, à Penvillers, sur les deux dernières semaines. Passé cette quinzaine réussie et maîtrisée, les regards sont maintenant portés vers l'avenir, notamment vers cette reprise de saison prochaine, décisive et attendue.

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