Tanguy Seznec, la gauche montante de l'ES Plogonnec

Le 12/10/2017


Les deux latéraux gauches du match de coupe de France entre l'ES Plogonnec et le FC Landerneau ont été physiquement impressionnants, faisant défiler le compteur kilomètres, ce dimanche, au stade du Peronnic. Florian Cunit-Ravet et Tanguy Seznec présentent des profils puissants, techniques et à la capacité de répéter les courses inlassablement. A 22 ans, le Plogonnecois, Tanguy Seznec est une des révélations de ce début de saison. Au même titre qu'un Killian Mescam dans l'axe de la défense, il s'avère être en pleine progression en alignant les rencontres de qualité. Dans cette coupe de France, sur ce cinquième tour, Tanguy Seznec a monté son niveau de jeu, comme toute son équipe pour rivaliser d'égal à égal avec une R1. 

Tanguy Seznec, révélation de ce début de saison à l'ES Plogonnec

" Physiquement, c'est du très costaud. Athlétiquement, il fera des débordements jusqu'à la fin de son match. Il a un super impact physique sur son adversaire comme défenseur. Il présente encore des petites lacunes. Par exemple, des fautes qu'il ne doit pas faire dans certaines zones de jeu. Ce qui me plaît est qu'il garde un esprit constamment positif. C'est un meneur en devenir. Quand je l'entends dire "allez les gars" dans le vestiaire pour aller plus loin, ça me le confirme", explique son entraîneur, Pascal Pennamen. 

La chrysalide Tanguy Seznec a éclaté, en cette intersaison. Il n'est pas rare d'entendre au Peronnic, que ce n'est plus le même joueur que l'an passé, par des habitués. Cette transformation dans l'importance de ces petites choses qui deviennent grandes au final, Tanguy Seznec doit à ses qualités, mais aussi à l'écoute de joueurs plus expériementés à un tout autre niveau. " Physiquement, je fais les trois entraînements par semaine. J'ai faim de football. Quand j'ai quitté Plogonnec pour mes études à Auch (Gers), j'ai joué quelques mois dans le Sud-Ouest. Ce passage m'a permis de comprendre à quel point nous avions la chance de faire partie de l'ES Plogonnec. L'ambiance est extraordinaire. Les jeunes sont revenus. Il se passe quelque chose au club, pas seulement en A, mais en B, C. C'est un club dans son ensemble qui avance. Julien Bonizec? Un mec super! Je connaissais son parcours, mais pas la personne. On peut parler de tout et au niveau football, c'est sûr que tu progresses vite", explique Tanguy Seznec, le latéral de l'ES Plogonnec. 

Gêné par des problèmes aux deux genoux ("Au ménisque, les deux, il faut que les muscles soient chauds pour faire passer la douleur"), Tanguy Senzec retient l'ambiance de ce match contre Landerneau. " On a vécu une superbe aventure. On pensait qu'on pouvait gagner. Même à 0-2, on devait le faire. Ca devait passer. On avait foi en notre équipe. Sur les quatre défenseurs, on est trois jeunes, Alan Postec, Kyllian Mescam et moi. Ces matchs-là, tu vas chercher plus loin. Il y'a tous les ingrédients pour te surpasser. On avait les crocs. Juste dommage qu'on n'est pas marqué ce but pour les bousculer encore plus. On ne s'est pas fait prendre dans le jeu mais sur deux coups de pieds arrêtés. On a appris!", rechérit Tanguy Seznec. 

En étoffant le groupe de la première " Personne n'a de place attitré en A" préviennent les coachs, Pascal Pennamen et Jean-Fanch Le Lay, l'ES Plogonnec, par le recrutement de joueurs d'expérience par ligne, Jonathan Canry, dans les buts, Julien Bonizec, en défense, Florent Lenclume, Steven Ribeiro en milieux de terrain et Julien De Sousa, en profil offensif, ne voulait pas seulement des joueurs de football mais aussi des éducateurs de terrain pour permettre à leurs jeunes de progresser à leur contact. Le haut-niveau se joue dans l'accumulation de détails maîtrisés. Plogonnec, par ses deux buts encaissés sur coup de pieds arrêtés, en a fait l'amère expérience face à Landerenau. En pleine apprentissage, le groupe a retiré néanmoins une force collective en vivant un dimanche pas comme les autres.