David Marzin: " Mon occasion? Si je la frappe vraiment, elle peut partir dans les sapins"

Le 15/11/2017


A bientôt l'âge du christ, David Marzin, pur stelliste, a profité de chaque instant de ce match contre le FC Lorient. Parti trop vite, trop fort, le FC Lorient a vite composté leur billet pour le 8ème tour de la coupe de France. Le meneur de jeu douarneniste avait des yeux émerveillés face à ce moment d'exception pour ce match face aux professionnels. Les Douarnenistes ont connu ce grand frisson de voir leur stade rempli. Au nombre exponentiel de demandes de billets à l'approche de l'évènèment, ce match aurait sûrement pu accueillir le double de spectateurs. Les Stellistes ont fait parti de ce 1% des joueurs amateurs sur les 2 millions de licenciés de football en France, qui auront vécu ce bonheur d'affronter un jour une équipe professionnelle, dans leur carrière. A 32 ans, David Marzin considère ce match comme le meilleur souvenir de sa carrière au même titre que le mondial pupilles en jeunes.

David Marzin aurait fait lever tout un stade de 3.000 personnes si sa reprise n'avait pas sauvée en corner par un arrêt de Petkovic.

David Marzin, dans les airs de Xavier Trellu, sous les yeux de 3.000 spectateurs. 

" Un super souvenir, le score est totalement logique. Le FC Lorient était au-dessus. Ils ont même baissé de pied en seconde mi-temps. Nous étions dépassés de tous les côtés. C'est une belle expérience. Maintenant, quand on regardera un, match à la TV, on se dira effectivement, ça va vite. C'est leur métier, ça se voit! Après, nous avons fait ce qu'on pouvait. C'était mission impossible. Ils voulaient plier le match très vite. Ils l'ont bien réussi, sans trop de difficultés. On s'est battu avec nos armes. 0-4, ça reste correct!", souligne le meneur de jeu de la Stella Maris. 

Après ce 0-3 encaissé en 17 minutes, point de salut pour les hommes de Tanguy Niox, le rêve d'une qualification impossible avait été écourté. " Le premier quart d'heure nous tue! On savait très bien qu'il ne fallait prendre un but trop vite. Mickaël Landreau sait très bien qu'il ne faut jamais laisser espérer un petit dans cette compétition. C'est comme nous, nous avions la même volonté quand nous avons été joué notre premier tour à Pont de Buis (D2). On voulait rester compact et en bloc dans nos trentes dernières mètres. Ca bouge dans tout les sens"

En courant après un ballon inaccessible, les Douarnenistes ont fait opposition aux Lorientais. En montant en régime en mettant de l'imact dans sa zone de jeu, David Marzin a tenté d'hausser l'agresssivité de la Stella Maris de Douarnenez. En vain, face à des Zargo Touré, Lindsay Rose ou Wadja, le répondant était plus fort en face. " Le plus impressionnant? Ils sont tout le temps en mouvement, il n'y a aucun déchet dans leurs passes, il n'y a pas de failles. On ne fait que courir après le ballon. Mentalement, tu fais les efforts en te disant que le ballon, tu ne l'auras quasiment jamais dans les pieds pendant le match. Mon occasion? Je place ma reprise le plus possible. Je veux l'assurer car elle vient vite. Aussi bien, si je la frappe vraiment, elle serait parti dans les sapins"

Ce samedi après-midi, David Marzin, comme tous ses coéquipiers, l'a vraiment savouré. A presque 33 ans, il sait que ces moments ne passent qu'une fois, sans l'assurance d'un retour. " Ma journée, absolument génial. Xavier Trellu, rempli à bloc. Je n'ai connu que la Stella Maris hormis un an à La Réunion. Sinon, depuis mes huit ans, je suis à la Stella. On ne s'arrête pas à ces deux mi-temps. Il reste ce samedi soir, où ça va donner aussi. C'est mon meilleur souvenir avec le mondial pupilles de Plomelin, génération 1985, avec les Flo Le Gouil, David Le Moal, Florent Gall, où nous avions été la seule équipe de Douarnenez à sortir des poules avec une 12ème place finale. Nous avions perdu en demi-finale de la consolente contre le RC Lens. J'arrive à 33 ans. Je n'en vivrai plus des matchs comme ça. J'ai une énorme chance d'avoir vécu ce match. Tant que ça suit, je continue"