Le 23/09/2020

Nicolas Rannou: " J'avais envie de retrouver ce niveau ligue"

Gourlizon Sports (R3) n'a pas eu beaucoup de chances avec les tirages en coupe de France, sur ces dernières années. La Stella Maris Douarnenez au 2ème tour, en 2018 (4-1), les Paotred Dispount (3ème tour, 0-3), Plabennec (N3, 2015) et ce samedi, Plouzané AC (N3, 0-3). Atteignant le 4ème tour et les maillots symboliques attenant en 2015/2016, pour la dernière fois, Gourlizon Sports a cédé face à la pression plouzanéenne, en seconde mi-temps, ce samedi, au stade Luc Flochlay. Dans ce combat entre " Goliath" et " David", les Rouge et Noir pouvaient compter sur un atout d'expérience au poste de gardien de but avec Nicolas Rannou, 39 ans. Ayant fait toutes ses classes à l'ES Kerfeunteun, et premier gardien du Quimper Kerfeunteun FC en DH en 2012/2013, il retrouvait l'atmosphère des grands matchs qui lui sied si bien. " Il y'avait une grande concentration au départ, toujours dans la bonne humeur. Dans ce type de match, il faut savoir jouer avec l'adversaire, s'appuyer sur le public pour passer les temps faibles et avoir ce brin de chance nécessaire pour réussir l'exploit. Physiquement, dans l'envie, nous avons été présent. Après, la moindre erreur de placement se paie cash. Le premier but, je suis masqué quand le joueur frappe, et le 2ème aussi sur la frappe écrasée. Le 3ème est de trop, elle est contrée".

Nicolas Rannou a repoussé l'échéance avec tous ses partenaires sur toute la première mi-temps face à Plouzané AC.

Alors sur le point de raccrocher les gants pour une place dans le champ aux Sticmoux Pluguffan (football corpo), Nicolas Rannou a poursuivi pour rejoindre le club de Gourlizon Sports, prenant la suite d'Olivier Derrien, en 2016. " j'entame maintenant ma quatrième saison dans ce club. J'habite à côté. Mon fils, Noan, joue au groupement GPGP. On ressent vraiment la notion de famille dans ce club. C'est le mot qui le décrit le mieux".

Face à Plouzané AC, il n'y a pas eu grand chose à faire pour les Rouge et Noir, qui se sont battus avec leur armes, avant de baisser pavillon. " Il y'a une énorme différence entre les deux clubs. Dans les infrastructures, les conditions d'entraînements, les moyens non plus ne sont pas les mêmes. On affrontait des semi-professionnels. C'est un autre niveau et un autre monde. Mais sur un match, nous avions quand même notre chance. Tant que nous n'encaissions pas le 3ème, nous restions en vie".

A 39 ans, Nicolas Rannou vit toujours le football de manière intense et passionnée. " Tant que le corps tient, l'envie est intacte. J'ai eu une alerte au genou à Plobannalec, lors de notre premier match de championnat. J'étais incertain jusqu'au dernier moment pour ce match contre Plouzané. En seconde mi-temps, j'avais réveillé la douleur. J'ai encore envie de jouer. Ca ne me quittera jamais. J'avais envie de retrouver la ligue. L'an dernier, nous avons subi qu'une défaite en championnat, pas forcément mérité à Plonéour. On ne l'a pas volé cette montée en R3"

Accompagnant au mieux cette jeune équipe, Nicolas Rannou sera un atout indéniable dans la quête de maintien de Gourlizon Sports, en R3. Renforçant un peu plus la tradition de ce club, de traverser les époques avec toujours une grande qualité à ce poste de gardien de but: Bertrand Le Contellec, Jo Bosser, Bertrand Léziart, Dominique Louboutin, Olivier Derrien et maintenant Nicolas Rannou.

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