L'air du Pays Bigouden a vivifié Hugo Balouin. L'appel de l'AS Plobannalec-Lesconil, pour rejoindre ses copains de promotion de l'US Concarneau, Théo Guyader, Jean-Joachim Guichaoua, Jean-François Le Cleach, a été le plus fort pour se hisser à la R1 et retrouver ce cocon sportif. Le Saint-Yvien, indéboulonable sur son côté droit de la défense, apparaît même comme une sacrée révélation de ce début de saison. Son match de coupe de France, à Trégunc, fut un modèle du genre, il n'a rien concédé, toujours intelligent dans ses prises d'intervention, y allant toujours dans le bon timing. Il a été proche du sans-faute, donnant du corps à une défense, Corcuff/Balouin/Jugant/Coullin/Chauvel, qui n'est pas sans rappeler dans ses similarités à une autre historique du club, Raphalen/Daniel/Lucas/Le Fur/Lucas/Le Goff. Techniquement propre, sans crainte de l'engagement, il rassure et devient un chaînon important du collectif de Julien Rozec et Thomas Le Reste. 

Hugo Balouin, 21 ans, a trouvé dans le collectif de l'ASPL.

Blessé deux années de suite, deux ruptures des ligaments croisés, Hugo Balouin, le frère de Pierre-Yves, n'a pas hésité à l'intersaison à quitter l'US Concarneau pour tendre vers ce niveau R1, que lui promettait l'AS Plobannalec-Lesconil, avec la montée dans cette division. " Je jouais plus facilement en équipe C en R2, à l'US Concarneau. Je trouve vraiment super l'ambiance dans ce club. Il y'a un côté convivial et plus famillial que dans mes précédents clubs".

Incontournable à son poste de latéral, malgré une formation dans l'axe de la défense, Hugo Balouin possède le coffre et l'intelligence pour s'installer dans la durée, à un poste qui apparaît sur ce match de Trégunc, fait pour lui. Encore dans la découverte de ce club bigouden, il en a compris déjà quelques particularités. " La coupe de France, c'est le rendez-vous du club. A Trégunc, il y'avait un côté magique, on se sentait tellement poussés par nos supporters, qu'il y'avait un sentiment d'invulnérabilité sur le terrain. Il ne pouvait rien nous arriver tant que nous étions solides et concentrés défensivement".

Rappelant presque la phrase de Yann Raphalen, gardien historique, dont le fils Hugo, respecte la tradition familliale. " Si on pouvait mettre un but, après, on sait que derrière, on ne prendra pas". Ce sentiment de force collective, Plobannalec en avait esquissé les premières ébauches, avant ce deuxième intermède sanitaire. Sa victoire, première en championnat R1 face à la Stella Maris (1-0), avec un deuxième "clean sheet" consécutif, voyait cette avancée collective. S'appuyant sur une défense très dure à passer, dans ces matchs à haute tension, l'ASPL a vraiment fait une bonne pioche avec Hugo Balouin. Ces deux parties se sont bien trouvés pour un bon moment.

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