Le 17/02/2021

Le FC TGV fait front face au vent contraire

L'US Crozon-Morgat, l'AS Plouhinec, le FC TGV: trois clubs historiques du Sud-Finistère, à la trajectoire parallèle. Ayant connu l'euphorie des années 80/90/2000, avec des saisons en DSR/DH, ces bastions forts sont aujourd'hui fragilisés à un niveau D2 en senior. La glissade sportive a été inévitable, rappelant à tous, l'existance des cycles. Au club bigouden, les exploits au stade de Keristin sont encore bien vivaces dans les mémoires guilvinistes. Dans la difficulté, le club s'est soudé en interne, avec l'énergie des dirigeants, qui font le lien entre ce passé et ce présent. A aucun moment, les Eric Le Bleis, Olivier Guirriec, Grégory Bechennec, David Perchec.... n'ont quitté le navire. En terre maritime, le gros grain est passager, dans l'attente de la prochaine éclaircie. Même si certaines sont plus longues à se dessiner, les accalmies comme la victoire face à l'AS Plomelin B, en D2, poule B, ont été vécues comme une joie immense (1-0). Misant sur une jeunesse portée très vite aux premières loges sportives, le FC TGV a trouvé en son entraîneur, Ronan Salaün, un éducateur capable de fédérer et par son vécu du haut-niveau, mettre en place les solutions du rebond.

Légende: Arrivé à l'intersaison au FC TGV, après son expérience au Quimper Italia, Ronan Salaün prend une bouffée d'oxygène en Pays Bigouden, avec son jeune groupe.

" Par expérience, je sais que beaucoup de dirigeants auraient abandonné dans cette situation. Au contraire, ils sont à saluer dans leur adversité et leur sacrifice. Je ne les ai jamais entendus se plaidre, ils vivent vraiment pour leur club. Cette victoire contre Plomelin B, elle a forcément été symbolique. Ca a rendu le club heureux et presque soulagé, après un départ difficile. Je reprends une bouffée d'oxygène au TGV avec des gens passionnés, vrais et sincères. On ne voit pas passer le temps, dans les conversations", assure Ronan Salaün.

Avec son passé de 450 matchs en professionnel, Ronan Salaün repart sur un projet sain, avec toute une base à construire autour de la jeunesse. " On construit sur l'avenir. L'entente avec Plobannalec-Lesconil en U14 est une bonne chose. En senior, nous avons 35, voir 40 licenciés pour deux équipes. L'effectif est très jeune. C'est parfois compliqué d'avoir 14 joueurs, le week-end. Il y'a logiquement un manque de maturité, un excès de gentillesse aussi sur le terrain. Ils ont été jeté dans le grand bain, faute d'équipe en U18/U19. On leur demande beaucoup. Ils vont vite apprendre, en enchaînant les matchs à leur niveau. Aujourd'hui, on est dans le dur, mais nous gagnons en apprentissage et expérience, après chaque match".

Après trois défaites et une victoire en ce début de championnat, les Tégévistes, toujours conduit par l'éternel Christian Strullu, qui à 52 ans, guide ses jeunes partenaires sur le terrain. Dans le flou actuel d'une reprise, le club attend maintenant de savoir si la saison peut reprendre. " Le couvre-feu imposé à 18h a rendu les entraînements en semaine impossible. Le dimanche, nous avions mis en place des séances avec des groupes de 6, mais c'est difficile à maintenir sans l'attrait de la compétition. Pour le club, c'est aussi une période dure avec l'absence de rentrées financières. S'il y'a une reprise, dans quelles conditions? On sortira d'une trêve de plusieurs mois, avec des risques importantes de blessures pour les joueurs", confirme Ronan Salaün.

Heureux d'avoir trouvé un club sain, Ronan Salaün veut faire grandir toute cette jeunesse au club pour pouvoir faire passer un cap au Treffiagat Guilvinec. Même avec la coupure sanitaire, le lien est de suite passé entre l'ancien joueur professionnel et le club du TGV.

Crédit photo une: FC TGV

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