Le 23/01/2021

Paris gagnant pour les Béliers Kemper

Passant en mode sprint, avec cinq matchs programmés en 20 jours, les Béliers Kemper, au ratio de 100% en 4 journées, redonnaient le change au Paris Basket. Un excellent souvenir, cette équipe francilienne, sur cet exercice 2020/2021, avec une victoire en demi-finale de la Leaders Cup, à Michel Gloaguen (89-80). L'adversité parisienne a été forte, avec une vague forte, au second quart-temps, à l'image du "vieux fusil", Amary Sy (22-14, 11', 25-29, 18'). Jusqu'au bout, cette partie fut incertaine sur son dénouement. Plus régulier, les Béliers Kemper forcent la décision en étant maître du débours final des deux dernières minutes de chaque quart-temps (72-67, 40').

Gros match des Quimpérois et de Charly Pontens, face au Paris Basket

La citadelle Michel Gloaguen résiste encore et toujours à l'envahisseur. A la sauce Armoricaine, les Béliers Kemper ont fait de leur salle un fort imprenable depuis un an et demi (série en cours). Forcément, la menace parisienne, au budget 50% au-dessus des Béliers Kemper, avait une connotation importante, avec des jeunes joueurs de grand talent, à l'instar d'Ismaël Kamagaté, armé pour un profil NBA.

Misant sur son collectif soyeux, les Béliers Kemper commençaient son travail de matodor, dans leur arène fétiche. Même sans public, pour le galvaniser, les Quimpérois trouvaient ses relais de croissance, avec Charly Pontens et David Jackson (15-8, 6'). Assorti par un tir extérieur de Jules Rambault, Quimper traçait sa voie dans cet affrontement (22-14, 11'). Tout se déroulait sans accroc, jusqu'au gravillon Amary Sy. Exceptionnel des deux côtés du parquet, avec deux blocs, dans la raquette, il devenait clairement le leader d'équipe du Paris Basket, qui repassait devant grâce à cet énorme passage et apport du vétéran du Paris Basket (39 ans). 

A 25-29 pour Paris, à la 18ème, le feu couvait pour les Béliers Kemper. Mais il était bien canalisé par un dernier "jump" quimpérois, nécessaire avec David Jackson, pour passer devant à la pause, psychologiquement important (30-29, 20').

Dans la continuité, le retour de mi-temps, facteur clé au basket, était très bien géré par les Quimpérois, qui avec Charly Pontens, comptait sur un acteur de premier plan (41-33, 24'). Or, Paris avait son pare-feu tout trouvé avec Amary Sy, véritable électrochoc de cette formation de Jean-Christophe Prat (47-42, 28'). Comme pour impacter son adversaire, Quimper savait mettre des doubles accélérations, dès que l'adversaire se hissait à son niveau numérique. Ovijidus Varanauskas, le meneur lituanien, mettait coup sur coup deux tirs d'impact à l'extérieur pour porter l'avantage au-dessus de la barre des 10 points (53-42, 29'). 

Glissant avec sept points d'avance (53-46, 30'), à l'amorce du dernier acte, les Béliers Kemper espéraient poursuivre leur oeuvre jusqu'au bout, face à un adversaire capable de fulgurences soudaines. La montée en puissance  de l'ailier, Dustin Sleva, donnait un aperçu du potentiel adverse (59-57, 35'). Se préparant à l'assaut final, Laurent Foirest faisait patienter sa meilleure gâchette, David Jackson. Les deux équipes se rendaient coup pour coup. Bathiste Tchouaffé et Juhann Bégarin donnaient leur meilleur (65-67, 38'). Quimper avait encore maîtrisé, comme sur le deuxième et troisième quart-temps, sa toute fin du dernier acte. La victoire a été faite dans l'adversité. Un cap supplémentaire pour les Béliers Kemper, puissance 5 dans ce championnat (72-67, 40').

LE FILM COMPLET DU MATCH

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