Le 11/12/2018

La renaissance italienne

Après six défaites d'affilée en entrée de championnat R2, poule B, le Quimper Italia connait un net regain de forme en ayant engrangé dix points sur les 12 possibles, au cours des quatre derniers matchs. Arrivé le 29 octobre, à la place de Régis Corre, Ronan Salaün n'avoue pas de miracles, juste des ajustements de joueurs ou une recherche d'un état d'esprit différent. Le président, Michel Cioce met en avant une atmosphère plus calme et sereine. A quelques jours du derby face au Quimper Kerfeunteun FC, les Azzuris ont sorti la tête de l'eau en quittant la zone rouge de rélégation. Encore fragile, l'équipe poursuit une courbe ascendante sur le dernier mois.

Le Quimper Italia a redressé le tir sur le dernier mois. Crédit photo: Pascal Priol

Avant une équipe réserve, à la peine en D1, lanterne rouge, sans succès en huit journée, le Quimper Italia sait que sa marge de manoueuvre est faible sur son équipe première avec un effectif peu large pour la R2. Néanmoins, l'affront subi par Plobannalec-Lesconil (0-8) ou la Stella Maris Douarnenez (0-5) est en passe de s'effacer peu à peu. Ayant pris des décisions fortes, le Quimper Italia a choisi de faire confiance à une doublette, Ronan Salaün et Aziz Benchehbi pour redresser le tir. " Nous étions en train de couler. Maintenant, nous remontons à la surface. L'esprit a changé. Ce match contre l'Essor Port Louis, deux mois avant, nous l'aurions perdu à coup sûr. Ronan Salaün a apporté une autre culture. Il a fait des ajustements tactiques, il a remis les choses dans l'ordre. Ca passe par une ponctualité, une rigueur plus accrue et une envie de s'entraîner", précise le président, Michel Cioce.

Après la galère des premiers matchs, la moyenne des joueurs aux entraînements avait chuté à 10 par séance. Presque plus nombreux que la A et B réunis, les joueurs de la C de Guy Le Faou en D3 ont fait preuve de plus d'assiduité aux entraînements sur cette période. Même avec l'arrivée de plusieurs joueurs majeurs à l'intersaison comme Sébastien Ronvel ou Mohamed Fofana (US Concarneau, N3), le Quimper Italia était clairement embarqué dans une impasse. " Quand je suis arrivé, je n'ai pas porté un jugement. Tout le monde était dans le rejet de la faute sur l'autre. Quand on prend un 0-8, il y'a derrière une forme de démission collective. Cette équipe du Quimper Italia était devenue facile à jouer pour nos adversaires. J'ai changé de place deux joueurs, Didier Djohoré, qui est passé de défenseur à attaquant, et Mohamed Fofana, de milieu de terrain à défenseur central. Il fallait retrouver une base, une stabilité pour avancer. La mission prioritaire résidait dans un changement complet de l'état d'esprit. Il y'a parfois des choses naturelles qui auraient du être acquises bien plus tôt dans le cursus des joueurs. Ce sont des bons joueurs de football mais ils doivent penser équipe. On ne pouvait pas faire de miracle, à ce niveau sans travail. Le minimum pour la R2, c'est deux entraînements par semaine. On retrouve un effectif de 25-30 aux séances. Evidemment que ça joue. Un match aujourd'hui, il faut tenir physiquement et mentalement 95 minutes", souligne Ronan Salaün.

Cette cure sportive a le mérite de relancer complètement le Quimper Italia. Alors que cette équipe tournait à une moyenne de cinq buts par matchs encaissé sur les six premières journées, le tir a été rectifié. Sur les cinq matchs coachés par Ronan Salaün, l'équipe a connu trois matchs sans but concédé, en coupe face à l'US Quimper (0-1) et en championnat contre Larmor Plage (0-4) ou Essor Port-Louis (1-0), et un face au FC Quimperlé (1-1) ou Plouay (4-1). Parti de très loin, le Quimper Italia, après une course poursuite, a raccroché au peloton.

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