Le 05/01/2021

"J'en ai fait des Vendée Globe, mais pas comme celui-ci ! "

Le skipper de YESWECAM! vient de franchir, en 7è position, la longitude du Cap Horn par 55°58.00'S pour la 7ème fois. Bien qu'il soit certainement le plus expérimenté, le plus connaisseur de cet univers maritime du grand sud parmi les concurrents de ce Vendée Globe, il témoigne d'un environnement exécrable comme il n'en a jamais vu. Jean Le Cam est soulagé de ce franchissement qui constitue une véritable frontière entre deux systèmes météo et vers un autre monde ; un monde un peu plus civilisé, un peu moins hostile.

Il lui aura fallu 21 jours 18h 4' entre le Cap Leeuwin et le Cap Horn pour vaincre cet océan Pacifique, si terrible. Le Cap Horn n'aura jamais été autant attendu, espéré comme un énorme soulagement. Celui qui engrange son 7è tour du monde l'attendait comme une délivrance depuis plusieurs jours même s'il sait que la course est loin d'être terminée. Malgré cela, Jean Le Cam voit en le Cap Horn une frontière vers un monde moins rude. 

Alors que le leader, Yannick Bestaven ( Maître Coq) a franchi le Cap Horn avec 8 jours de retard sur le temps du vainqueur de l'édition 2016-2017 Armel Le Cléac'h (55j vs 47j), Jean n'a QUE 2 jours de retard (2j 06h 37') sur son temps de passage en 2016. Au-delà des chiffres, il faut y voir la performance du bateau et du skipper qui a préparé magnifiquement son bateau avec son équipe durant 2 ans, sans relâche.

 

Alors que le leader, Yannick Bestaven ( Maître Coq) a franchi le Cap Horn avec 8 jours de retard sur le temps du vainqueur de l'édition 2016-2017 Armel Le Cléac'h (55j vs 47j), Jean n'a QUE 2 jours de retard (2j 06h 37') sur son temps de passage en 2016. Au-delà des chiffres, il faut y voir la performance du bateau et du skipper qui a préparé magnifiquement son bateau avec son équipe durant 2 ans, sans relâche.

Jean peut être satisfait des 70% du parcours qu'il a déjà avalés. Il a été pointé 9 fois en tête de course, démontrant que son bateau à dérive de 2007, totalement revu et optimisé, tient la dragée haute aux bateaux de nouvelle génération. Longtemps, il a été le premier bateau à dérive parmi les foiliers, 4è à l'Equateur, 6è au Cap de Bonne Espérance, 6è au Cap Leeuwin après avoir sauvé puis transféré Kevin Escoffier ; 5è à franchir l'antiméridien, et 7è au Cap Horn, 57 jours 6h 58' après le départ des Sables d'Olonne !

LES MOTS DE JEAN LE CAM :

2 JANVIER : "Plus tu vas vite et moins ce vent va durer. Il n'y a pas moins cool que ce que l'on a eu là. Nous avons eu tout le temps un système nord-sud au lieu d'être est-ouest. Ce sont des vents qui passent du nord au sud alors qu'habituellement les grosses dépressions sont bien arrondies. Nous avons des reliquats de la mer d'il y a 2 jours. Le vent tourne mais la mer reste, ça fait une mer très difficile. Après le Cap Horn ça va être plus cool, c'est une frontière ce cap cette année !"

4 JANVIER : "La mer est encore formée. C'était pas gagné d'avance d'arriver là. Je vous remercie tous. Tous ensemble, on va essayer de remonter jusqu'au bout, je compte sur vous !"

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