Un an après l'AG PLouvorn (2-2, TAB, 6ème tour), les DC Carhaix ont révécu une chaude soirée en coupe de France rassemblant 1.400 spectateurs, dans leur 4ème tour face à Vannes OC (1-3). A deux minutes près, les Carhaisiens amenaient les visiteurs, trois rangs sportifs au-dessus à jouer la pièce de la qualification aux tirs au but. Admirable dans leur état d'esprit, n'hésitant pas à accélérer pour porter le 2-1, Carhaix a résisté, bénéficié de ce brin de chance lors des dix minutes de grosse pousée des Vannetais, de la 60ème à la 70ème minute, avec deux poteaux trouvés et un face à face gagné d'Ylhan Derrien. Le but dans une saison est de construire des souvenirs à vie, et d'apporter à son public des émotions. Les DC Carhaix ont déjà réussi ce double facteur, maintenant, il reste le moins glamour, se remettre dans le bain du championnat en R3, avec un déplacement à soigner, dans la poule B, à Plougonven. Avant de retrouver la coupe, de Bretagne cette fois-ci, pour un derby où il n'y aura pas besoin de motivation dans les deux camps face aux Toros de Plounévézel (D2).
Jimmy Lesniewski ( coach des DC Carhaix): " C'est dur comme scénario, certains joueurs avaient pour la première fois les maillots du 4ème tour, avec un stade plein. Des joueurs comme Nathan Marzin, 17 ans ou Sonny Le Puilh ont connu pour la première fois cette effervescence. On a renouvelé 50% de notre effectif, c'est bien de fournir une telle prestation. Même si on n'avait pas le jeu, mais on s'en doutait forcément. On avait bien travaillé ce match-là dans le sens où nous les avons vus face à Allaire en vidéo sur le dernier match et face à Vitré en championnat.
Leur préparation n'était pas la même que la nôtre sur ce type de match. Ils nous ont surpris avec leur passage en 4-3-3, avec une pointe basse, on les avait plus étudiés sur un 4-4-2. On avait choisi un bloc bas, pour bloquer le couloir et l'axe. Ils nous ont embêtés avec leur 10 sur des prises d'appui. Un très bon joueur! On n'a pas réussi à tenir ce premier quart d'heure. L'égalisation a changé la tendance, on a commencé à faire des sorties de balle. Je ne voulais surtout pas refuser le jeu et bacler les sorties de balles. Si on choisissait de ne faire que défendre, on aurait plié de toute façon.
Au fur et à mesure, on a commencé à ressortir, on a eu des situations avec quelques brindilles pour nous, on aurait pu faire mal en contre. C'est là-dessus qu'on les attendait. En deuxième mi-temps, on a tenu et on a été dangereux. Le match devient aussi fou. Ce qui est rageant, c'est la façon dont on prend ce 2ème but. C'est un pénalty suite à une tête à bout portant qui n'est pas dangereuse. Il y'a main! Sur l'ensemble du match, Vannes mérite sa victoire. On a montré une belle image, mais dès qu'on joue un gros le samedi soir, on est toujours au rendez-vous. Beau public, mais au début, le fait d'être freiné, de ne pas ressortir les ballons, on ne va pas réussir à amener le public.

Après, on tombe dans des matchs de coupe qu'on aime bien. C'est dur, certains sont en pleurs, 95ème minute, on était tout près. On part au départ du match sur des chances de qualification réduites par rapport à l'adversaire, mais il y'a des facteurs dans le match, qui sont de notre côté. Vannes est dans le dur en championnat, on le savait. C'est des équipes que tu peux surprendre.
On a du caractère, des jeunes qui ont du caractère pour faire quelque chose du ballon face à une équipe qui presse. Je veux les féliciter là-dessus, ça reste frustrant, ça fait deux ans d'affilée.
On sentait qu'il y'avait des choses qui se seraient passées dans les dernières minutes. Les changements aussi avec des sortants qui quittent le terrain et des rentrants qui sont bloqués sur le banc, à quel moment on a perdu du temps. On a un joueur au sol ( Jiovann Croguennec) qui fait l'effort de se relever pour sortir de l'autre côté, et on est pénalisé. Il n'y a pas de perte de temps.

