23/02/2026

Raphaël Le Guen, le Varane Brestois

Même poste et attitude, même similarité, même zénitude, dépassant tout deux, le 1,90 m sous la toise, poussant le mimétisme à être raccordé, au même prénom, Raphaël Le Guen a inconstablement dans sa prestance, dans son jeu quelque chose de Raphaël Varane. Dans son choix aussi de rester dans son département pour sa formation, au RC Lens pour Raphaël Varane, au Stade Brestois pour Raphaël Le Guen. Il en ressort aussi une intelligence de jeu, un capitanat assumé très jeune, et un calme olympien en toutes circonstances. Son intervention dans le dernier quart d'heure, à Lestonan, se mettant juste devant l'attaquant, pour éviter qu'il ne pivote sur sa frappe, fut un modèle d'intelligence, le tout sans faire faute dans une zone critique. Tout comme son match à Ergué-Gabéric, qui du début à la fin, a laissé une telle impression d'aisance, de facilité, faisant croire que tout était cablé sur un autre rythme pour lui. Ayant signé en ce début d'année son premier contrat professionnel avec le Stade Brestois 29 jusqu'en 2029, il a touché à son rêve. Il consent même avoir pensé très tôt à cette carrière professionnelle. Rejaillissant aussi sur le club de Châteaulin FC qu'il l'a formé à l'école de football jusqu'à ses 13ans, Raphaël Le Guen est maintenant plongé dans le grand bain. Il était dans le groupe brestois, ce vendredi soir, face à l'Olympique de Marseille, à Francis Le Blé (2-0, L1), le jour d'après, il offrait une prestation de haut-vol à Ergué-Gabéric avec la réserve brestoise (1-1).

Légende: Capitaine de l'équipe réserve du Stade Brestois 29 en N3, ayant paraphé son premier contrat professionnel en ce début d'année 2026, le Châteaulinois, Raphaël Le Guen a touché à son rêve d'enfant, celui d'être footballeur professionnel.

" On est très heureux pour lui qu'il ait signé professionnel. Aujourd'hui, il est au début de sa carrière. C'est quelqu'un qui travaille, qui le mérite. Il a toutes les qualités pour devenir un excellent joueur. Ca fait maintenant un an qu'il s'entraîne au quotidien avec les professionnels. Quand vous avez au contact des Ajorque, des De Castillo, la progression va de fait. Quand il est avec nous, il dégage beaucoup de calme, de sérénité. Il est jeune mais il n'y a pas d'âge pour avoir le brassard de capitaine. Il a toutes les qualités pour l'être. Ce n'est pas un aboyeur, mais il diffuse beaucoup de calme, de sérénité et de tranquillité à ses partenaires", admet Olivier Auriac, son coach avec le Stade Brestois 29.

Son mètre 97 et demi ne passe pas inaperçu. Il en impose par son jeu et son comportement. Pas un mot sur le terrain, jamais à vociférer sur une décision arbitrale, ni à élever la voix sur un coéquipier, Raphaël Le Guen est un leader naturel, dont la présence rassure immédiatement. A Lestonan, il a cadennassé sa zone, ce samedi soir, en dégageant une vraie emprise dans sa zone.

" Toute la semaine, je m'entraîne pour bien réagir dans l'anticipation. A mon poste, en tant que capitaine, je dois montrer l'exemple. Ce premier contrat professionnel, je l'attendais, dès l'entrée de cette saison, il y'avait cette probable échéance. J'ai signé 3 ans avec le Stade Brestois 29. Je le vois comme une suite logique, une belle récompense de mon travail. Je ne le vois pas comme une finalité, ça me pousse à aller chercher plus. J'ai quitté Châteaulin pour rejoindre le Stade Brestois en U13. Même si je gardais dans un coin de la tête de passer professionnel, à mon entrée au Stade Brestois 29, ce n'était pas la priorité. Il y'avait tellement de choses avant, l'école, l'application mise au quotidien"

Ayant très tôt été porté par cette aspiration, comme conduit par son instinct, il a toujours appliqué avec méthode et travail, dès son arrivée à Brest à ses 13 ans, jusqu'à ce premier contrat professionnel décroché à ses 19 ans. Le brassard de capitaine en réserve, en National 3, donne aussi son envergure dans le goupe. 

" Le football, c'est la première chose que j'ai voulu faire. Etre footballeur professionnel, je l'ai eu très tôt, je devais avoir entre 3 et 5 ans seulement. A cet âge, c'était plus instinctif qu'autre chose. C'était le premier métier que je voulais faire. Entretemps, il s'est passé beacoup de choses. Je suis content de faire aujourd'hui ce que j'ai toujours voulu faire. Ce pourquoi je travaille depuis tout petit. Maintenant, mon objectif est de m'imposer plus, de chercher à gagner ma place en équipe première. Etape par étape, parce qu'il y'en a encore beaucoup. L'âge n'est pas une excuse. Si j'ai ce brassard, c'est ce que je dois être un exemple sur le terrain, et amener une mentalité de dépassement sur le terrain. Donner le meilleur, avoir un bon comportement aussi pour mes coéquipiers, parfois aussi des joueurs plus jeunes qui montent avec nous. C'est une belle preuve de confiance du staff, et tous les jours, je fais au mieux pour la rendre au quotidien"

 

A le voir jouer, à Lestonan, la ressemblance avec Raphaël Varane était même immédiate et frappante parce qu'il dégage une prestence preque contagieuse autour de lui. 

" On m'a déjà parlé d'une ressemblance avec Raphaël Varane. Même mes coéquipiers. C'est un joueur qui m'a beaucoup inspiré. C'est un super joueur, ce sont des grands joueurs qui m'inspirent beaucoup. J'essaie d'analyser comment il était, leur comportement, leur façon d'être sur le terrain. Raphaël Varane est un des premiers exemples que j'ai eu quand j'ai commencé en tant que défenseur central"

Sans oublier son premier club, le Châteaulin FC, club aussi de son frère, Nathanaël, Raphaël Le Guen garde des liens étroits avec le club châteaulinois. Il suit toujours les résultats du club, et est toujours en contact avec ses premiers formateurs au CFC.

" Le club de Châteaulin, je suis toujours en contact. Je me rappelle de Fred Chevalier, Frédéric Léon, Claude Cannic, le malheureux Mickaël Gourmelen ( qui est malheureusement décédé au printemps dernier). J'ai toujours gardé d'excellentes relations avec mes premiers entraineurs. Il m'arrive de les voir, on discute toujours avec plaisir. Dès que je peux, j'ai ce plaisir à retourner au CFC", conclut Raphaël Le Guen.

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