Pascale, Julie, Héloïse, Mône... Elles n'étaient pas destinées à se rencontrer. Le Tennis Club de Douarnenez les réunit. Tous les vendredi soir lors d'un cours de tennis toujours très animé. Et le mérite en revient à Romain Jouan, le prof de tennis du club. ... Ça, c'est pour la routine ! façon de parler puisque le cours ne verse jamais dans la monotonie. Rien d'extraordinaire jusque-là... Non, la perf -et le mérite en revient cette fois à la présidente pen sardin Isabelle Gourmelen - c'est d'avoir convaincu ces quatre mousquetaires qui n'avaient qu'une expérience limitée voire inexistante de la compétition, de venir ferrailler dimanche 30 mars sur les courts Ploaristes (1). Le prétexte ? Le premier tour des Raquettes FFT. Face à Concarneau, Pluguffan, Quimper 1 et 2... et Douarnenez 1. L'occasion était belle pour ces novices de mesurer leurs progrès et de se frotter à leurs limites dans une ambiance forcément bon enfant puisque c'est Isabelle Gourmelen qui recevait...

Légende : Photo des deux équipes Douarnenistes Crédit Photo : DR
Tuons le suspense dans l’œuf : nos quatre complices ne verront pas la finale départementale le 15 juin à Quimper. Pas plus que la finale régionale (29 juin à Pontivy). Encore moins que la Nationale (19 au 21 septembre à Angers). Elles ont été éliminées. Qu'elles se consolent, elles seront représentées par Sophie, Mélanie, Danielle et Céline membres de l'équipe première. Mais pour Isabelle présidente de la Commission féminine au CD, l'essentiel est ailleurs. "L'idée, c'est toujours de proposer de nouvelles activités, une nouvelle dynamique et ça m'intéressait de faire participer à cette compétition le groupe des filles du cours du vendredi."
La Team du vendredi a répondu présent. Même si, comme le soulignait Pascale au terme d'une journée riche en émotions, "Romain a encore du boulot, on est perfectibles !" Dans le détail, quelles limites la bande des quatre a-t-elle affichées ? "Je manque d'endurance" avoue Héloïse. "Moi, j'ai fait des erreurs un peu bêtes et j'aurais dû parfois accepter de reculer. Pourtant j'écoute mon prof et j'applique tout ce qu'il dit", enchaîne Mône, la cadette, qui n'a pas sa langue dans sa poche... mais a tout de même remporté ses deux simples. Pour Julie, "c'est l'adversaire qui a su repérer mes points faibles... Et quand tu commences à perdre, tout s'enchaîne très vite." "S'adapter à l'adversaire, c'est ça qui est compliqué mais en même temps intéressant", fait remarquer Pascale.
Autre axe de travail pour Romain : le double. "On n'a pas l'habitude et on manque d'automatismes." Une évidence qui n'a pas échappé à l’œil exercé de Danielle, la capitaine de l'équipe féminine qui a instantanément proposé une session spéciale double à la Team. La réactivité, c'est dans l'ADN du club. Et puis pas question de gamberger. Au TC Douarnenez, on aime à positiver. "C'est chouette de jouer contre des adversaires qu'on n'a pas l'habitude de rencontrer", lance Mône. "Moi, je retiens un moment fort : un point précis réussi en double, long de ligne", savoure Pascale, rêveuse. "Pas de miracle : il faut que je joue plus", constate Julie tiraillée entre ses obligations professionnelles et familiales et son envie de jouer.
Par dessus tout, c'est le moment partagé dans la convivialité que toutes ont apprécié. Mine de rien, une journée passée à jouer sans pression et puis à se poser, ça crée des liens. Aujourd'hui le TC Douarnenez compte 30% de licenciées féminines. Pas encore la parité - ce n'est d'ailleurs pas une obsession - mais elle est en bonne voie. Et c'est plutôt réjouissant…
(1) Douarnenez accueillera également le 27 avril les Raquettes ado FFT.
CARTE BLANCHE A MARC FEREC