15/06/2026

La réaction complète de Florian Audo ( capitaine du Stade Pontivyen)

Après les trois ( presque) glorieuses de Gilles Roland, au départ des années 90, victoire en 1993, et finaliste en 1991 et 1994, le Stade Pontivyen (R1) n'a pas forcément connu une histoire linéaire avec la coupe de Bretagne. Placé très loin dans le calendrier, pas forcément glamour à son point de raccrochage, passé l'effervescence de la coupe de France, elle n'en devient qu'accélérante passé le cap des 8ème finale pour une R1. En battant l'EA Saint-Renan (R1) en finale, ce dimanche, le Stade Pontivyen a montré aussi sa force et un côté familial attachant, avec pratiquement l'ensemble des vainqueurs de 1993, présent, ce dimanche. Les Sang et Noir ont posé leur deuxième étoile sur le maillot, ce dimanche, face à 550 spectateurs, à Ploufragan ( étonnamment moins qu'une simple finale de district dans le Finistère entre Le Folgoët - Plougasnou, ou beaucoup moins qu'une autre dans le Morbihan, Allaire - Auray B). La victoire leur est revenue, avec une meilleure maîtrise générale, par rapport à une équipe de Saint-Renan, qui a tout fait pour dérégler cette solide machine pontivyenne (1-0). En vain.

Florian Audo( capitaine du Stade Pontivyen): " On avait déjà connu les mêmes chaleurs, il y'a deux/trois semaines, sur le final du championnat. L'enjeu, la chaleur, la tension de la finale, restant à un but d'écart, c'était vraiment dur sur le terrain, aujourd'hui. Saint-Renan n'a pas lâché, on a été obligé de tout donner jusqu'à la fin. On finit complètement lessivés la rencontre. On est sur le pont depuis la mi-juillet, on est le 15 juin, c'est très long comme saison. On a dû s'entraîner encore deux semaines de plus, à raison de deux séances. Il fallait garder un peu de rigueur en perspective de cette finale. 

Au début de match, Saint-Renan est venu nous chercher haut et fort dans notre camp. Une fois que nous nous sommes aperçus qu'ils abordaient de cette façon la finale, on a été suffisamment mature pour accepter ce moment-là. De toute façon, ce rythme, il ne pouvait le garder que 15 à 20 minutes, c'était impossible qu'il le fasse tout un match. Il ne fallait pas paniquer, accepter le fait que nous n'arrivions pas à enchaîner trois passes, avec leur pressing intense. On attendait qu'ils descendent un peu et faiblissent, pour faire ressortir mieux nos ballons. C'est ce qui s'est passé. 

On a bien géré les choses. Notre adversaire a eu des situations sur sa première mi-temps, moins sur la seconde. A la fin, ils ont ce retourné qui ne passe pas loin. On livre une saison vraiment satisfaisante, on finit 4ème en championnat, avec un haut de tableau extrêmement resserré, au niveau des points.

Jouer la montée, dans notre championnat, est extrêmement difficile, il n'y avait que des belles équipes. On entame l'année 2026 avec 7 points de retard, avec un match d'entrée à La Montagne, qui peut nous mettre à 10, et enchaîner par Ginglin Cesson. Nous pouvions tout perdre fin Janvier, et au final, on s'est complètement relancé. On était encore dans le coup, à la mi-mai. Maintenant, on va couper un mois et dix jours, pour repartir le 20 juillet.

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