15/09/2026

La réaction complète de Sébastien Le Naour ( coach du Quimper Italia)

Affronter une N2 est déjà une montagne à surmonter, mais quand celle-ci a le rythme de la compétition, une semaine avant l'équipe rencontrée, le différentiel est encore plus marqué. Le Quimper Italia (R2) avait fait la grimace au tirage du 3ème tour de la coupe de France en se voyant octroyer Milizac (N2). En enlevant un joueur au milieu pour le mettre en défense centrale, passant de 2 à 3 défenseurs axiaux avec Maxime Autret, Latif Doumbia et Noa Léger, les Azzuris ont gagné en solidité ce qu'ils ont perdu en créativité. C'est un peu le résumé de cette rencontre, qui a été dans un sens unique, celui des visiteurs, le Quimper Italia a érigé sa digue en espérant qu'elle tienne le plus longtemps possible. A la mi-temps, le plan touchait à la perfection. 0 but encaissé, et un marqué sur une grosse erreur de relance du portier visiteur, qui laissait le champ libre à Matthieu Le Roux (1-0, 32'). En toute fin de première mi-temps, Ayoub El Farissi avait même une situation de 2-0 exploitable, mais sa tentative de lob n'était pas suffisamment maîtrisé. Entre regret de ne pas avoir tenu plus ce 1-0 en seconde mi-temps et fierté d'avoir mené dans ce match contre une N2, le Quimper Italia (R2) a fait son match, ce samedi en fin d'après-midi, quittant cette compétition la tête haute conscient d'être tombé sur un adversaire à la qualité supérieure (1-3).

Sébastien Le Naour ( coach du Quimper Italia): " Les regrets, ils arrivent car leur but arrive tôt en deuxième période. Les regrets sont de ne pas avoir réussi à les faire douter plus, mais finalement, quand on voit la physionomie de la rencontre, il n'y a de raison pas de regrets. Milizac aurait gagné le match quoi qu'il arrive, mais nous n'avons pas à rougir de notre opposition. 

Nous avons montré de bonnes choses, qui serviront comme un apprentissage pour nous, pour le club, pour plein de raisons. C'est bien! Quand on a préparé ce match, on s'est dit que l'adversaire allait avoir le ballon et qu'on allait courir derrière pour le récupérer. On avait prévu d'avoir un bloc bas et de les contrarier le plus longtemps possible. On a été de plus en plus bas sans possibilité de ressortir les ballons. C'est ce qui nous fait le plus mal en deuxième période. En première mi-temps, on arrivait mieux à les sortir.

En deuxième mi-temps, nous n'avons pas existé, parce qu'ils ont mis de l'intensité, le but leur fait du bien moralement et physiquement. Je pensais être capable de les contrer mieux que ça, le fait d'avoir un joueur au milieu pour le rajouter derrière, nous empêchait d'avoir cette solution supplémentaire plus haut sur le terrain. Au final, on aurait peut-être pris 5 ou 6, et le match ne nous aurait donné aucun espoir d'espérer.

On avait le choix collectif de se dire est-ce qu'on espère ou est-ce qu'on reste sur notre manière de jouer, quite à en prendre derrière? Le parti pris était de se donner les moyens de passer, et de faire douter l'équipe en face.

En terme d'efficacité, on a la réussite parfaite. Le petit regret, aussi que j'ai dans ce match, est de ne pas avoir eu plus de coups de pied arrêtés, mais ça vient du fait qu'on la perdait trop vite. Un autre regret est d'avoir donné un beau terrain à Milizac pour jouer, on a été au 2ème tour de la coupe de France jouer à Plounévézel, un bon club avec un très bon accueil mais le terrain était vraiment dur pour les deux équipes. 

Cette équipe de Milizac sur synthétique, est quasiment imprenable pour une fortmation de notre niveau. Ils sont rôdés sur cette surface, ils s'entraînent dessus. L'affiche a ramené du monde au stade, des autres clubs aussi.

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