08/10/2026

Le grand frisson du 5ème tour pour la FDG Bannalec (R3) face à Lannion FC (N2)

La fleur veut continuer à capter la lumière face à Lannion FC. Certes, l'arbre en face sera plus haut pour ateindre une exposition au soleil mais Bannalec (R3) fera tout pour croître son niveau le plus haut possible. Pour la 3ème fois de son histoire, le deuxième club du Finistère-Sud, selon la frise de création, un an après les DC Carhaix en 1908, s'est hissé au 5ème tour de la coupe de France, donnant ainsi un relief supplémentaire à cette confrontation face à Lannion FC. Par deux fois, en 1996 et 2002, le Bannalec de Magueye Sow, avait cédé face au Stade Quimpérois de Marc Salaun (2-4, pour la 2ème confrontation et un 2-3 encore à la 80ème minute), encore une fois, à ce stade, Bannalec ne sera pas favori, mais la coupe de France a ce filtre spécial que tout le monde a sa chance au coup d'envoi. La dernière fois, que Bannalec a eu les maillots, remonte en 2019/2020 face aux GDR Guipavas, les Jaune et Noir avaient réussi un gros match de coupe, se portant devant à 2-0 avant que Roland Calvez ne fasse la différence avec un triplé, à 37 ans (2-4, ap). Là, il ne sera pas question de 4ème tour, car la marche a été franchie avec un spectaculaire derby à Quimperlé (2-3), l'exploit a été fait après une première heure parfaite (0-3, 61', Thibault Pennanguer). Ce samedi, à 16 h, Bannalec part pour un grand frisson, dans son stade, avec la quête permanente pendant 90 minutes d'un historique 6ème tour. Toute une commune est à fond derrière la Fleur, la mairie, via ses réseaux de communication, a retrouvé les grandes heures des Genêts, dans cette compétition. Accueillir Lannion avec les frères Boucaud, Alexi et Théo, rajoutera encore une dose émotionnelle à cette rencontre inédite entre les deux équipes. Lannion n'est pas au mieux, après 0 victoire en 4 journées de chapionnat, la coupe de France est sa bouée de maintien du moment. On l'a vu avec un 4ème tour, passé avec force à Saint-Brandan Quintin (0-5, R1), mais cette équipe lannionaise apparaît dans le doute, à l'image du Vannes OC à Carhaix sur le dernier tour. Mais une équipe de N2, même dans le doute, reste une équipe de N2, qui s'entraîne quatre fois par semaine, et possède des joueurs bien souvent passés par des centres de formation professionnelle. La marche sera très haute, Bannalec devra nécessairement aller chercher l'appui de son public dès l'entrée de match, pour pouvoir se sublimer par la suite. A Bannalec, l'impossible est tenu, ce samedi après-midi.

Légende: La FDG Bannalec (R3) est le petit cendrillon du Sud-Finistère, sur ce 5ème tour, au côté de Châteaulin et l'Hermine Concarneau, un défi de taille les attend face au Lannion FC, trois divisions au-dessus. Crédit photo: FDG Bannalec

Dix ans avant, Bannalec était retombé en D2, dix ans après, la Fleur a retrouvé d'autres racines pour retrouver la Ligue avec Magueye Sow sur les années Covid, et maintenant devenir une formation solidement installée en R3. Auteur d'un bon départ avec deux victoires en trois matchs, ne cédant que face à l'épouvantail du groupe, les Bélugas Ria d'Etel, rejoint à l'intersaison par l'ancien avant-centre de Bannalec, Samir M'Bingui (3-0), Bannalec a rendu une copie propre face à l'US Trégunc B, pour monter à six points, ce dimanche, ne R3, poule D (1-0).

A la tête de cette équipe, le Plouhinécois, Jean-Jacques Le Lay arrivait en pompier, en Janvier, reprenant une équipe fleurtant avec la zone de relégation en R3, mesurant le défi par une défaite sèche dans son premier match à la maison dans le derby face au Stade Quimperlois (0-3), pour monter en régime et boucler à une 5ème place, ex-aequo avec le 4ème. Trépignant, ayant arrêté depuis plusieurs mois, avec les U11 de la Ria d'Etel, Jean-Jacques Le Lay attendait un appel pour retrouver son fil d'Ariane. 

" Ca me manquait terriblement! Je suis fait pour ça, la préparation, les séances, le partage, et être avec un groupe. J'ai cette force-là. J'aime aussi transmettre et partager, on forme un vrai bon binôme avec Vincent Vieira, l'entraîneur de la B. On arrive à ce match avec des contenus cohérants. En championnat, on espère regarder vers le haut, c'est tellement plus sympa de lever la tête. Le match de Quimperlé, forcément, a été un premier temps fort. Je restais sur une série particulière face à Quimperlé, premier match à Bannalec, on en prend 3, au retour, ils nous en mettent 4, et en coupe de solidarité, 5. Je ne voulais pas faire un 4-5-6, nous irons au bois et cueillir des cerises. On a fait le match qu'il fallait, et on rate de près le 0-4. Après, logiquement, on a faibli, mais l'équipe a été vaillante pour museler la qualification", assure Jean-Jacques Le Lay.

A Pen Hir, au 7ème tour, il avait assisté au plus beau match de la décennie dans le Sud-Finistère, avec un match d'exception fait par les Camarétois, égalisé à la 95ème minute par les Sables d'Olonnes et ayant trois autres chances de passer au 8ème tour (1-1, TAB). La confrontation était R3/N3 ( aujourd'hui N2), tout comme celle qui va être de mise sur le tapis, ce samedi après-midi. " On arrive forcément à un tour, où l'adversaire en face sera de qualité. On a bien préparé le match, physiquement, techniquement, Lannion sera plus fort. J'ai déjà éliminé une équipe, un ou deux crans au-dessus dans ma carrière mais jamais trois."

C'est une montée progressive de 90 minutes

Côté joueur, son relais sur le terrain, Baptiste Le Jalus avait déjà vécu le dernier 4ème tour en 2019 face à Guipavas. Sept ans plus tard, le train repasse en gare, cette fois-ci du 5ème tour, pour un arrêt pendant 90 minutes. " Si on n'y croit pas, ça ne sert à rien de jouer un match de football. On n'entre pas sur un terrain tête baissée. On sera 16 joueurs de Bannalec à vouloir donner le maximum pour tendre vers l'exploit. C'est une montée de 90 minutes, il faudra gérer les efforts et chercher quelques failles chez l'adversaire. Nous avons aujourd'hui quatre équipes seniors au club, 50 joueurs régulièrement à la dernière séance du vendredi. Je suis éducateur des U16 avec Thibault Pennanguer, avec une équipe en propre. L'apport de Jean-Jacques? Il est très bon dans les causeries, il fait le lien entre les séances préparées et le match. Il nous répète qu'on est prêt, qu'on est capable. Nous faisons 3 séances par semaine, c'est toujours plaisant et travaillé, avec beaucoup d'intensité dans les séances, et du jeu avec ballon. Il participe aussi à des séances avec nos U16. Il adore ça et n'hésite pas à leur donner la chance en senior s'il les juge prêt, comme Nino Guillement, qui était avec nous, face à Trégunc B".

La température va monter progressivement sur ces dernières 48 heures, Bannalec est face à un match qui peut tout changer son histoire avec cette compétition. Il faudra faire le même rendu que face à Quimperlé, et si possible, encore meilleur, contre Lannion. Seule équipe de son groupe, l'an dernier, à ne pas avoir de terrain synthétique, Bannalec (R3) possède une vraie valeur club, avec 5 Bannalécois dans le 11 de départ, avec Baptiste Le Jalus ( capitaine), Thibaud Pennanguer, Sylvain Tanguy, Quentin Le Bourhis, Tony Trichard.

Auteur d'un bon recrutement, avec le retour de TT ( Tony Trichard, Paotred Dispount), de Pascal N'Dong ( Stiren Cléguer, ex US Trégunc, N3), du gardien de l'US Clohars-Carnoët, Pierre-Alexandre Cotrel " PACO", qui à 32 ans, ne pouvait rêver meilleure intégration, avec ce 5ème tour, Ibrahim Bah ( Stiren Cléguer) et du jeune Mathis Troboul ( Stade Quimperlois), la Fleur part pour un défi en altitude, ce samedi après-midi. Devant tout un stade qui ne demande qu'à vivre un moment exceptionnel.

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