13/10/2026

Joshua Chevalier ( Châteaulin FC) gardien sans peur et sans reproche

Châteaulin, c'est le club qui a le chic pour sortir de son chapeau des joueurs que l'on n'attend pas. Pour la plupart des joueurs formés au club, prédestinés à jouer en district, mais qui - pour peu qu'on leur accorde un minimum de confiance - font parfaitement l'affaire au niveau supérieur. Le dernier en date ? Joshua Chevalier, l'atypique gardien de but du CFC, pur produit du club (il y joue depuis ses 4 ans). Plus un physique de rugbyman, de  demi de mêlée que de gardien de but. Antoine Dupont plus que Gianluigi Donnaruma... Mais quand on le taquine sur son petit gabarit et ses "gros cuissots" (c'est lui qui les appelle ainsi), Joshua aime à en rire. "Au niveau R3, franchement, ma taille ne me pénalise pas plus que ça." Du haut de ses 22 printemps, il symbolise bien cette nouvelle génération châteaulinoise décomplexée qui a donné samedi dernier du fil à retordre à une formation milizacoise aguerrie qui en a pourtant vu d'autres (1-4). Un match qui pourrait bien marquer pour Joshua et ses coéquipiers le vrai point de départ d'une saison que le CFC n'a pas prise par le bon bout.

Légende: Forcément en vue sur un tel match, avec une inclinaison aussi forte au départ de trois divisions d'écart entre Châteaulin (R3) et Milizac (N2), Joshua Chevalier, le portier châteaulinois n'a pas fait défaut à l'esprit de cette équipe de Châteaulin qui n'a pas manqué de courage et détermination dans son match du 5ème tour. Crédit photos: Marc Férec

Intéressant et frustrant, le match délivré par le jeune gardien châteaulinois face à Milizac ! Intéressant parce que Joshua a pu étaler toute la palette de ce qui en fait un gardien moderne : sa facilité à lire le jeu adverse et à jouer en position de libero, son adresse jeu au pied ou encore sa faculté à plonger vite au sol...

Frustrant parce que n'ayant au final qu'été modérément inquiété, Joshua a pris 4 buts dans la musette. Sans qu'il ait le moindre reproche à s'adresser. "Je pense que j'effectue les arrêts que je dois faire. Mais en face, dans la surface, c'est clinique." Dure loi du haut niveau...

Mais Joshua est déjà passé à autre chose. Ce qu'il veut avant tout retenir, c'est la formidable intensité que ses potes ont su mettre dans la partie. Et tout ce qui a précédé. Le vécu d'avant le match. Avec tout ce groupe qui s'apparente davantage à une famille qu'à un club. (Les deux frangins de Joshua ainsi que la soeur évoluent d'ailleurs sous les couleurs châteaulinoises quand Fred, le papa, fait partie des dirigeants).

Le fameux esprit châteaulinois perpétué par une bande de jeunes copains dont la moyenne d'âge samedi n'excédait pas 21 ans sur le terrain. "J'ai beaucoup apprécié notre attitude, notre état d'esprit.On est un groupe qui vit bien... Et aujourd'hui il y a eu d'autant plus de plaisir à jouer devant autant de monde."

Que Joshua et ses coéquipiers continuent de progresser et le public reviendra. A coup sûr. En même temps que les résultats décolleront. "Pour l'instant, on n'a pas encore été capable de mettre cette intensité en championnat, il faut dire qu'on a dépensé beaucoup d'énergie en Coupe", reconnaît Joshua. "Ce match contre Milizac doit nous servir d'axe de travail", anticipe déjà Didier Hascoët qui a de la suite dans les idées. Exit la coupe, le CFC va pouvoir se consacrer au championnat. Et quelque chose nous dit qu'avec cette bande de "chouettes gamins", pour reprendre l'expression d'Olivier Cornec, Châteaulin pourrait sous peu revoir l'avenir en rose.

RUBRIQUE CARTE BLANCHE A MARC FÉREC

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