Ce samedi matin, l'ensemble des clubs bretons régionaux avait rendez-vous à Saint-Renan, pour l'assemblée générale de la Ligue de Bretagne de football. Suivant une baisse générale en France, la ligue de Bretagne comprend maintenant 161.661 licencié(e)s, et s'en tire avec une baisse relative de 1.500 licenciés en un an. Retrouvant aussi un excédent financier, de 212.327 €, après trois années déficitaires, avec un matelas de réserves confortable en capitaux propres, de plus de 7 millions d'euros (7.200.273 € exactement), la Ligue de Bretagne a retrouvé une ligne verte, sur son volet financier construit sur un budget saisonnal à 8.516.896 €, avec une part clubs abreuvant pour plus de la moitié à ce budget global (4.359.431 €). Aussi pan important, les voeux des clubs, parfois remontés à niveau ligue, comme celui des Paotred Roscoff, ayant reçu l'aval des clubs finistériens, qui veut par équité, respecter la loi de l'égalité entre réception et déplacement, même en cas d'une inversion au match aller.
Légende: L'assemblée générale ordianire de la Ligue de Bretagne s'est tenue à Saint-Renan, ce samedi matin.
Celui-ci a été validé à une large majorité en ligue de Bretagne (91,26% ), à condition de ne pas toucher aux deux derniers matchs de la saison, pour garantir l'équité sportive. Autre voeu exposé, celui de l'OC Cesson, qui dénonce la captation d'un éducateur(rice) sitôt la formation effectuée et validée, par un autre club que celui a financé la formation. Il est passé à 89%, avec une indemnité et compensation financière prévue en amont par la signature d'un engagement par le salarié éducateur ou l'éducateur bénévole, qui irait vers le club financeur de la formation.
Enchaînant, Arnaud Kernévez, président des GDR Guipavas, qui souhaite revoir la part de reversion entre le club formateur et les instances, c'est à dire que le club amateur touche la totalité de la somme, allant de 12.500 à 15.000 € sur un contrat stagiaire professionnel ou contrat professionnel. Celle-ci est aujourd'hui réparti entre le club formateur et les districts ( qui touche entre 4.850 à 7.000 € par contrat d'un joueur). Le voeu a été retiré car il est déjà en pourparler au sein de la FFF.

Et reenchaînant, le président guipavasien proposait également une création d'une licence club R1, qui permettrait d'avoir une aide financière de la ligue de Bretagne, dans le même esprit de l'aide fédérale de la FFF par rapport aux clubs N1/N2. Actuellement, la Ligue de Bretagne n'apporte aucune aide directe financière aux clubs de R1 masculins et féminins, qui doivent composer avec des contraintes imposées sur leur grille R1, un contrat en CDI pour un minimum d'heures, et un compte certifié par un cabinet comptable pour le passage devant la CRCC( DNCG Régionale). A ce voeu de redistribution collective, l'ensemble des clubs bretons a voté contre à 71,05%.

Après ce large volet, la place vacante au comité directeur de la Ligue de Bretagne de football suite au décès de Jean-Pierre Le Brun, ex-président au long cours des CS Penmarc'h (1982-2021), est revenue à un autre Finistérien, le président de l'EA Saint-Renan, Nourredine Chahir, élu à 96,30%. Aussi les binômes Servane Bougeard-Le Henaff/Rachel Boishardy, Marcel Deléon/Yves Sizun, et Jean-Yves Le Droff/Patrick Chevalier ont aussi reçu l'aval des clubs bretons.
Mis en avant, également, la dotation coupe de France, adoptée à 61% à l'assemblée fédérale en 2023, à l'ère du temps, en ce week-end du 6ème tour, qui alloue une récompense matérielle à tout club qui réussit l'exploit d'une qualification sur un adversaire deux crans au-dessus. Cette idée est née dans le Finistère, par l'initiative de Luc Tréguer, membre de l'AL Coataudon Guipavas, et qui a fait ricochet du district du Finistère à la fédération française de football, pour devenir aujourd'hhui effective sur cette édition de la coupe de France 2026-2027.

Aussi récompensé, Michel Plassard, figure de l'arbitrage en Bretagne, a été salué par l'assemblée. " Si on veut que la violence diminue face à l'augmentation des incivilités, il faut mettre le paquet sur la formation des jeunes".
En clotûre, Rémy Moulin, le président de la ligue de Bretagne, a salué la bonne santé du football breton, mais en gardant des axes de vigilence, sur trois défis, sociétal ( montée des tensions dans notre société, augmentations des cas disciplinaires sur ce début de saison, mise en avant du football féminin, programme NXT Gen Coaches), démographique ( baisse de la natalité durable) et climatique ( limiter les kilomètes de déplacements pour les matchs...) " Le football est bien plus qu'un sport et reste avant tour un jeu". Plus que sa pratique sportive, il est aussi fondamental dans une émancipation commune.
