27/09/2026

ES Plogonnec (D1) - GSI Pontivy (Nat.): de la souffrance mais aussi du plaisir

On peut le dire, la GSI Pontivy (National) a  repecté son adversaire. Parfaitement respecté même. En lui collant 8 buts ! C'est dire que les Morbihannais ont joué le jeu face à une équipe de Plogonnec (D1), immédiatement réduite à subir le pressing incessant imposé par une formation aux automatismes parfaitement huilés. Et à la récupération du ballon (rarement perdu pour être honnête) quel récital ! Une vraie démonstration de foot qui a dû ravir les quelque 1000 spectateurs massés autour de la pelouse bosselée du Stade Péronic. Dans le détail, des courses incessantes couplées à des permutations de postes propres à donner le tournis à de malheureux Ecureuils qui rendaient 5 divisions à leurs hôtes.

Légende: Devant 1000 spectateurs, l'ES Plogonnec (D1) n'a pas résisté devant la GSI Pontivy (National), mais l'essentiel était de faire la fête à la coupe de France, et de vibrer sur ce 4ème tour de la coupe de France pour les Ecureuils. Crédit photo: Marc Férec

Un exemple en ce début de rencontre ? Le couloir gauche de l'attaque pontivyenne dans lequel s'engouffraient tour à tour avec gourmandise Welsh et Laraba mais aussi Lohezic le meneur de jeu ou encore Nkassa Likibi normalement cantonné à droite. C'est pourtant plein axe que la défense locale craquait une première fois, Le Gall le capitaine pontivyen se trouvant à la conclusion d'un joli mouvement (0-1, 11').

Pontivy continuait alors d'appuyer mais Plogo, bien que subissant faisait plutôt bonne figure. "Entre le premier et le deuxième but, pendant 25 minutes donc, on a joué en bloc, on a même réussi à sortir quelques ballons", se satisfaisait Pierre Moënner l'entraîneur. "Mais le deuxième but nous fait très mal. D'autant qu'on le concède sur une erreur qu'on ne doit pas commettre." Une bourde défensive dans l'axe de la défense dont profitait capitaine Le Gal, encore lui (0-2, 36').

Poussée par le perfectionniste François Masson, la GSI poussait encore son adversaire à la faute. Gomis exploitait un nouveau cafouillage dans la surface plogonnecoise pour inscrire un troisième but (0-3, 42'), Clémence d'une tête puissante aggravait le score avant la pause (0-4, 44'). Bilan de ces 45 premières minutes : une différence de niveau évidente entre les deux formations ("On se donnait 1% de chances de franchir ce tour", disait Pierre Moënner) mais ça on s'y attendait. En revanche, un peu trop d'erreurs défensives. Comme le soulignait Jean-Luc Bégoc, promu speaker de la manifestation, "Ecureuil rime avec accueil." En somme, tout comme la GSI, Plogo avait un peu trop respecté son adversaire.

Le problème, c'est que les Pontivyens repartaient sur les mêmes bases. "J'ai beaucoup aimé notre capacité à rester exigeant, notre investissement", déclarait François Masson à l'issue du match. Résultat : 4 nouveaux buts. De ce côté là aussi, un parfait équilibre. Dans l'axe encore avec Gomis servi par Nkassa Likibi (0-5, 50'), dans l'axe toujours avec Le Gal auteur pour le coup d'un triplé (0-6, 67'). Nkassa Likibi y allait également de son petit but (0-7, 74') et c'est le défenseur Clémence qui parachevait le festival pontivyen (0-8, 83').

Pour les Ecureuils, une défaite qui ne doit surtout pas entacher leur belle campagne en Coupe. "Ce n'est que du plaisir  de participer à une telle fête avec toute la ferveur qu'il y avait autour du stade", se réjouissait le capitaine Julien Doaré. "On vit rarement de tels matchs." Même son de cloche du côté du coach Pierre Moënner. "Aujourd'hui, c'était la fête du club. Et il ne faut surtout pas oublier que notre formation composée de jeunes joueurs, est en pleine reconstruction."

Marc FEREC

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