Le 18/05/2021

Quimper perd tout contrôle, après la pause, face à Denain

Défait 88-74, à Vichy, les Béliers Kemper voulaient redresser leur curseur pour tendre à nouveau vers une invulnérabilité dans sa salle Michel Gloaguen. L'adversaire d'un soir, Denain Voltaire était une taille coriace. Le dauphin, Nancy, avait eu toutes les peines à s'en défaire (75-74). Quelques jours après, Quimper s'y frottait. Pour ce défi, Quimper a trouvé une partie de la réponse, dans le second quart-temps (41-31, 19'). Inexplicablement, les Béliers ont perdu leur gomme, se liquéfiant même, après la pause. Docteur Jekyll et Mister Hyde, Quimper montrait son plus mauvais visage, dans une seconde mi-temps hors-sujet. Prenant le virage à contre-sens, les Béliers perdent une partie importante sur la route de l'accession. Pour la première fois de la saison, Quimper a perdu pied à domicile. Ca faisait très longtemps que ça n'était pas arrivé d'une manière aussi visible (76-85).

Légende: Denain, un ton au-dessus des Béliers Kemper, dans une seconde mi-temps cauchemar pour les locaux.

Attaquant sans complexe cette partie, Denain Voltaire plaçait ses ambitions, en début de match (7-14, 8'). Quimper, en retrait, attendait son moment pour se défaire de ce temps fort adverse, avec Anthony Racine, montant en puissance. Symptomatique de ce début, le rebond offensif cueilli entre trois quimpérois de Quentin Losser (11-19, 11'). Le signal était le bon pour retrouver ce visage conquérant des Béliers. Le ton changeait soudainement, avec une agressivité revenue.

Jules Rambault, par un tir extérieur, se distinguait, tout comme l'impact des deux côtés d'un Jimmy Djimrabaye, impeccable dans ce réveil local (26-24, 16'). Grosse défense, agressivité d'équipe, Quimper montait de plusieurs crans. Grattant des ballons par Johan Randriamananjara, dunkant par Junior Etou, Quimper bombardait juste et droit (41-31, 19'). Heureusement pour Denain que Rigo Edzata et Stephen Brown remettaient un semblant d'ordre,au sein d'une formation dominée dans ce deuxième acte (41-36, 20').

Ce Rigo Edzata devenait la tour infernale des Nordistes. Au contre, dans la raquette, il dominait par son envergure et puissance (44-44, 34'). De mal en pis, la situation se dégradait pour Quimper, dans un troisième quart-temps cauchemardesque. Stérile en attaque, accumulant les pertes en montée de balle, Quimper avait perdu le fil conducteur de la rencontre. Denain n'en demandait pas tant pour dégainer par sa gâchette, Stephen Brown, maître dans cet art (46-54, 37'). Jusqu'au bout, les Béliers étaient en grosse souffrance, perdant le combat intérieur, sans autre roue externe de secours. Le tir claqué au rebond de Anthony Racine traduisait toute l'apathie des locaux, au contraire des Nordistes, naviguant au large désormais (51-64, 30'). 

Cette claque reçue en dix minutes, après la pause (10-28) avait changé le cours de ce match. Afin de ne pas tendre l'autre joue, Quimper devait retrouver ses vertus du deuxième acte, le seul abouti. En attaquant ardemment le cercle comme Bilinovac (55-68, 32'), les locaux voulaient à nouveau reprendre racine dans ce match. Dans cette torpeur locale, Stephen Brown tranchait par des exécutions maîtrisées à pleine vitesse (58-76, 35'). Trop de joueurs passaient à travers, côté quimpérois. La défaite à Vichy avait été altérée par une belle fin de match (88-74), celle de Denain s'atténuait aussi par une réaction en toute fin de match. Mais Denain a pointé du doigt les failles actuelles du collectif quimpérois, en perte de vitesse, à l'image de cette avant-dernière action, la tour Rigo Edzata, prenant trois rebonds offensifs coup sur coup (76-85).

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