Le moteur quimpérois n'avance plus. Poitiers a scellé, ce vendredi soir, la septième défaite sur les huit derniers matchs des Béliers de Kemper, donnant aussi cette sensation que le collectif quimpérois se dégrade et se grippe dès qu'une tempête adverse arrive. Face à Poitiers, cette perception a été visible, sur un 3ème quart-temps qualifié par Thibault Wolicki, le coach quimpérois, à jeter à la poubelle. Six minutes, 0-19, merci et au revoir ont alors adressé les Poitevins, à des Quimpérois amorphes et sans solutions collectives, à ce moment de la partie. La crainte de voir une défaite entre 30 et 40 points à la maison était même présente, à la salle, heureusement non advenue grâce à une réaction quimpéroise sur un dernier acte solide (72-82).
Benoît Injai ( meneur des Béliers de Kemper): " Nous avons pêché sur six/sept minutes au troisième quart-temps. La première mi-temps, on est dans le match, on est dans le combat. Après la mi-temps, on a arrêté de se battre, et nous avons baissé la tête. J'ai de la peine, ce soir, car je pense au Ty Glazik, notre groupe de supporters, qui vient à tous nos matchs à l'extérieur, on n'a pas le droit de montrer cette image. A domicile, on ne peut pas se permettre d'abandonner face au public.
Ce n'est pas une question technique mais psychologique. On sait tous jouer au basket. On enchaîne les défaites, et ce qui est compliqué dans ce cercle vicieux, est de casser la spirale. Ca urge! Il reste 12 matchs de championnat. On rejoue, ce mardi, La Rochelle, ce qui est une chance dans notre cas. On ne doit pas avoir d'égo, notre difficulté principale réside d'être 5 sur le parquet, à vouloir bien faire mais pas au même moment, ni en symbiose. Et c'est maintenant que nous devons le faire"




