La recette est toujours la même : des matchs féminins par équipes et des moments d'échanges dans une ambiance sportive ludique et conviviale... Voilà en gros ce que promettent les Raquettes FFT, cette compétition destinée aux licenciées NC et classées jusquà 30/4. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que dans le département du Finistère, la mayonnaise a pris. 13 équipes s'étaient disputées l'an passé le titre départemental, elles étaient 20 sur la ligne de départ cette saison. Diverses raisons à cet engouement qui doit beaucoup à une association de deux bienfaitrices du tennis féminIn : la présidente du TC Douarnenez Isabelle Gourmelen et la Quimpéroise Claudine Tiercelin, juge arbitre des finales disputées ce dimanche sur le complexe de Creac'h Gwen.
Légende: Quimper et Concarneau, les deux équipes finalistes des finales départementales des Raquettes FFT se qualifient pour la finale régionale, à Pontivy, le 28 juin. Crédit photo: Marc Férec
Court numéro un, dimanche 16 heures, Quimper. Finale départementale des Raquettes FFT. Les équipes de Quimper et Concarneau disputent en double un ultime tie-break pour se départager. L'ambiance est feutrée, presque apaisée.
Pas de tension, pas d'excès ni de heurt, pas de jet de raquette... Entre les deux formations, un respect mutuel palpable. La finale est bien à l'image de la journée : On est là pour jouer sans se prendre la tête. Oui, c'est vraiment le jeu qui prime, ce qui explique le succès croissant de la manifestation. Mais c'est loin d'être le seul critère.
La première vraie raison et là dessus, Isabelle Gourmelen et Claudine Tiercelin sont bien d'accord, c'est la qualité de l'accueil. Il faut dire que les deux amies ont un sens de la convivialité affirmée.
il y a toujours le petit mot sympa à destination des joueuses, plus globalement une bienveillance de tous les instants. Passer une journée avec elles, c'est déjà l'assurance d'un bon moment. Les joueuses l'ont bien compris. "Le bouche-à-oreille joue pour beaucoup dans l'augmentation du nombre d'équipes concernées. Ce qui est frappant, c'est qu'on retrouve d'une année à l'autre les mêmes équipes mais qu'on en compte aussi de nouvelles. L'info se diffuse dans les clubs", confient de concert Isabelle et Claudine.

Le côté convivial, c'est donc la base. Mais on est aussi là pour jouer. Et question jeu, les filles sont servies. "Le format des matches est réduit, par exemple il se limite à un seul set et 5 jeux en simple mais on multiplie les rencontres au coeur de la même journée avec des matches de classement." Une formule qui nivèle aussi les valeurs de joueuses déjà limitées par leur classement. Autre critère et non des moindres aux yeux de Claudine, "le match par équipe."
C'est que dans un sport par essence individuel, les filles ont le sens du collectif. Existe-t-il au sein de ces équipes un profil type ? Pas vraiment à en croire Isabelle. "On a aussi bien des filles qui ont déjà joué et qui reviennent par ce biais à la compétition ou bien des ados." Un grand mix bon enfant et assez réjouissant.
Dans ces conditions, loin des regards critiques, on se lâche et on se relâche. A tel point que "le niveau monte au fil de la journée", fait remarquer Isabelle. Au bout du compte, les échos - résumés en une formule - sont unanimes. "On a passé une super journée!" On en oublierait presque l'essentiel - mais est-ce bien l'essentiel ? - Quimper et Concarneau disputeront le 28 juin les finales régionales à Pontivy. Dans la bonne humeur.
Marc Férec




