Le 12/10/2021

Fabien Marceul/ Julien Le Gall: repartis dans une aventure au long cours avec l'US Moëlan/Mer

Huit ans après notre première rencontre au Ty Corn, le bar à l'angle de la place centrale, à Moëlan/Mer, huit ans aussi après la qualification décisive en 32ème finale du FC Quimperlé, à Vignoc (0-3 ap, but de Julien Le Gall et doublé de Fabien Marceul, remplaçant ce jour-là), ces deux frères de ballon n'ont pas changé, ils sont restés les mêmes. Toujours le même amour du football, toujours la même appétance pour la coupe de France et l'amitié partagée de ces aventures uniques, ils en ressentent les premières fragrances de cette essence unique, après cette qualification rondement menée à Plogonnec (1-4, R3). " La coupe de France commence pour moi, au 4ème tour. Tant qu'il n'y a pas les maillots officiels, il n'y a pas le palpitant de la compétition. A mon sens, le vrai tour décisif est le 6ème, là, où tout bascule", explique Julien Le Gall. A 34 ans, l'avant-centre de l'US Moëlan/Mer a régalé une heure, le public de Péronnic, à Plogonnec, homme de ce 4ème tour, il avait les "cannes" pour accélérer, et quel régal de le voir s'amuser dans la surface de réparation, comme si le temps lui appartenait dans les 16 mètres. Sorti, suite à un début de déchirure, il le jurait. " Je rentre chez moi, je glace trois jours, et je serai de la fête du 5ème tour avec toute l'équipe". Comme son compère, Fabien Marceul, qui n'a pas son pareil pour couper les trajectoires, les centres, râtisser, sécuriser, dans un rôle de défenseur central ( pour le besoin de la cause), ce milieu défensif, pur Moëlanais, au même titre que Julien Le Gall, possède aussi ce même élan du ballon rond. A 37 ans, " the show must go on", à Lorient Sports, pour cette équipe de Moëlan/Mer enthousiasmante et entreprenante, avec un bon alliage entre jeunes et anciens.

Légende: Huit ans après, les héros quimperlois de Vignoc, n'ont pas changé, tout prompt à exceller en coupe de France, et à l'amitié avec l'US Moëlan/Mer. 

La coupe de France révèle des caractères, des personnages aussi, qui à l'entrée de l'Automne, nous reviennent comme un éternel refrain, qu'on apprécie et qu'aime entendre et réécouter. Christophe Guéguen, à l'AS Plobannalec-Lesconil, avait cette obsession de la coupe de France, Florian Le Gouil, à la Stella Maris aussi, tout comme comme Guillaume Jannez, à l'US Concarneau. Comme tant d'autres, à vrai dire, traverser au moins, une fois, par ce côté irrationnel, non maîtrisable, et cette décharge d'émotions soudaines.

Julien Le Gall et Fabien Marceul, 34 et 37 ans, partagent une complicité et un mimétisme dans leur parcours. A l'école de football de l'US Moëlan/Mer, au FC Lorient, en jeunes, revenu à Moëlan, à 19 ans, pour à ses 25 ans, aller vers le FC Quimperlé, cinq ans avant de réendosser la tunique bleue et blanche moëlanaise pour Fabien Marceul, de l'école de football aux seniors des Maritimes, sept ans au FC Quimperlé, de ses 23 à 30 ans, pour Julien Le Gall, les deux se sont naturellement retrouvés sur leur maillot de coeur, celui de l'US Moëlan/Mer. Avec les Kévin Creach, Alan Le Borgne, Gaël Gouyec, ils distillent toute leur expérience, à des Samuel Gorand, Raphaël Le Goff, François Legros, Téva Poupon, Alexis Nédelec. 

" Ca fait 17 ans, et notre match fou face à Plouguerneau (9-5), que l'US Moëlan/Mer n'avait plus été au 5ème tour. Notre record, c'est cette année-là, au 7ème tour, face au Vannes OC, en 2004/2005. On passe nos premiers tours aisément ( 0-7, Mellac, 7-2, Hermine Concarneau et 1-4, Plogonnec). Nous sommes une équipe de copains. Ca se passe bien entre toutes les générations, tout le monde est dans un même esprit", retient Fabien Marceul.

A l'identité quimperloise, avec les Samuel Gorand, Benoît Mahé, Charles Le Pennec, mais avec une consonnance plus forte de joueurs de Clohars-Carnoët/Moëlan/Mer, les Maritimes seront les derniers rescapés de la COCOPAQ ( communauté de Quimperlé) encore en lice, au 5ème tour de la coupe de France.

A Lorient Sport, dans le même championnat F de R2, Moëlan/Mer a ses chances de 6ème tour, comme son adversaire. A 15h, ce dimanche, le palpitant commencera à pointer pour Julien Le Gall et Fabien Marceul. En alerte maximale, dans la concentration et l'énergie, ils devront guider leurs partenaires, à aller chercher quelque chose d'encore plus beau, à 17h. Foi de Moëlanais, ces deux-là ne sont pas prêts de s'arrêter, tant que les jambes suivent, le coeur suivra. " A mon âge, on ne fait pas de longs plans. C'est année après année, en tout cas, si j'arrête, c'est sur une année pleine, il était hors de question de finir sur ces deux dernières saisons tronquées", conclut Fabien Marceul.

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