33 ans d'attente, le Stade Pontivyen avait fait , dans une autre compétition comme l'Olympique Marseille, finaliste en 1991 et vainqueur en 1993, dans cette même perspective. Le Stade Pontivyen a repris un nouveau coup de menhir, 33 ans après son seul et unique succès en coupe de Bretagne. La victoire passait nécessairement par Plabennec, superstition oblige, l'adversaire de la finale en 1993 (1-1, TAB) et celui de la route vers la finale en demi à la maison (3-0). Opposé à un autre Nord-Finistérien en finale, l'EA Saint-Renan, sur cette édition 2026, les Sang et Noir ont fait pencher la balance en leur faveur. Un seul but dans cette finale, il est l'oeuvre du géant, Mathieu Le Sourne, qui a glissé de près le ballon suite à un corner, dans les buts d'Alexandre Magueur. Avec la baraka parfois, comme ce ciseau de Corentin Kerebel dans les arrêts de jeu ou le loupé presque immanquable de Lucas Galland (U18, 20'), et les arrêts de Matthéo Petitgenet, le Stade Pontivyen bénéficiait de ce facteur en plus. Hormis les 20 premières minutes de flottement, bousculé par cette équipe renanaise, qui a mis une grosse intensité d'entrée, les Pontivyens ont retrouvé leur circuit de distribution et fait preuve d'une maîtrise supérieure et d'une maturité évidente dans son jeu pour parvenir à franchir cette ultime haie finale (1-0).
Stéphane Le Garrec ( coach du Stade Pontivyen, ici avec Gilles Rolland, le coach victorieux avec l'équipe 1993): " C'était une belle finale, même si nous avons eu 20 minutes difficiles. On a manqué de maîtrise technique, on a fait des erreurs, on a eu du mal à garder le ballon. Le but nous fait du bien. Après, on a retrouvé davantage de jeu, on a été un peu plus dangereux. Saint-Renan nous a pressés très haut, dès le départ. En deuxième mi-temps, on est bien mieux, hormis les 15 dernières, plus poussives, parce que Saint-Renan voulait revenir, on a cette balle de 2-0, on doit la mettre en fin de partie. Et on n'est pas à l'abri d'en prendre un dans les dernières minutes.
Ca vient récompenser les joueurs cette victoire en coupe de Bretagne. On a gagné 17 matchs sur 26 en championnat, en R1, poule A. On a forcément accumulé de la frustration à la fin, parce que nous n'avons pas réussi à aller au bout. Cette coupe redonne la joie de finir sur une note positive. C'est des bons moments pour les joueurs, pour les dirigeants, pour les supporters.
Je ne poursuivrai pas au Stade Pontivyen, à titre personnel. Il y'a une opportunité qui s'est présentée avec le Vannes OC. j'ai donné mon accord, Fred ( Connan) va prendre le relais avec Brieuc (Razer). Ils sont armés pour bien réussir et ont toutes les compétences pour que la transmission se passe pour le mieux"